La Hyundai i40 Wagon : requiem in pace

Devant la déferlante des SUV, il faut quand même raison garder : ce n’est pas le goût de tout le monde ! C’est une tâche qui aurait pu être assignée à la nouvelle Hyundai i40.
Mais Hyundai en a décidé autrement…

Présentée au dernier Salon de l’Auto de Bruxelles, cette nouvelle i40 a subi un subtil face-lift et est propulsée par des moteurs plus modernes.

Mais coup de théâtre chez Hyundai : elle vient de tirer sa révérence après seulement quelques mois de diffusion en Belgique… et ce n’est pas un poisson d’avril !

Une carrosserie à peine modifiée

Pour cette mise à jour, il eut été dommage de vouloir modifier cette ligne très fluide de près de 4,75 m. Raison pour laquelle sa silhouette est restée telle quelle.

En revanche son avant a été modifié et, à la manière des Audi, sa grille de calandre descend très bas : “Cascading Grille” lancent les designers de Hyundai…

Avec cette nouvelle calandre, les optiques à feux de jour à DEL sont mieux mises en valeur.

Pour le reste, c’est du pareil au même, notons que le catalogue s’enrichit à présent de jantes en 18” qui viennent s’ajouter aux jantes de 16” et 17”.

A noter que deux versions de carrosserie existent : berline et break, notre version étant un break appelé Wagon chez Hyundai.

Le coffre s’ouvre sur un volume de 553 dm³ qui peut s’agrandir à 1719 dm³ quand les dossiers de la banquette arrière (40/60) sont rabattus. Notons que les dossiers s’abaissent à l’aide de leviers situés dans les flancs du coffre.

Le hayon à ouverture électrique peut s’ouvrir en se positionnant simplement à l’arrière du véhicule.

Cette facilité a quand même ses limites : si votre véhicule est stationné dans un box individuel, faites attention car pendant que vous vous échinez à déverrouiller la porte du box, le hayon de l’i40 pourrait s’ouvrir sans crier gare et venir taper contre la porte…
Bonjour le carrossier !

Un intérieur sobre, à peine repoudré…

Notre exemplaire comportait un intérieur noir en cuir mais l’i40 est proposée aussi avec un intérieur de couleur beige. Les sièges comportent un réglage électrique avec des mémoires pour le conducteur. Ils sont agréables et s’adaptent à toutes les morphologies. Ils sont également chauffants, tout comme le volant. L’intérieur est spacieux et cinq adultes y trouveront leur aise.

Le tableau de bord est décoré d’un motif en mailles de métal qui rehausse le style intérieur.

Cette nouvelle mouture est équipée des fonctions de sécurité active et d’aide à la conduite Hyundai SmartSense. Ces fonctions comprennent l’assistance de prévention des collisions avant qui utilise des capteurs de caméra.

Ce système, appelé FCA pour Forward Collision-Avoidance Assist, fonctionne en trois étapes : il avertit d’abord le conducteur de manière visuelle et acoustique, puis contrôle le freinage en fonction du niveau de danger de collision et enfin optimise sa force pour éviter la collision ou en minimiser les dommages lorsqu’elle devient inévitable.

Ce système s’active lorsqu’un véhicule est détecté devant la voiture, fonctionnant à une vitesse à partir de 10 km/h. Il dispose aussi d’un régulateur de vitesse adaptatif.

Quant à sa sécurité, en février 2017, ses cinq étoiles octroyées en 2011 par l’EuroNCAP ont été confirmées.

De nouveaux moteurs

Hyundai a revu la gamme de moteurs afin de les faire correspondre aux nouvelles normes d’émission Euro 6d Temp. L’i40 reçoit deux différents moteurs :

  • Un moteur essence 1,6 litre GDI de 135 ch à 6300 rpm avec une transmission manuelle à six vitesses.
  • Un moteur diesel appelé Smartstream 1,6 litre disponible en deux puissances : 115 ch et 136 ch à 4000 rpm avec boîte manuelle à six vitesses ou à double embrayage à sept rapports.

Notre exemplaire était propulsé par l’unité la plus puissante couplée à une transmission à double embrayage à sept vitesses (7DCT) avec palettes derrière le volant.
Ce moteur diesel dispose d’un couple maximum de 320 Nm disponible entre 2000 et 2500 rpm.

Relativement coupleux, il dispose de trois modes de fonctionnement : Eco, Normal et Sport.
Le mode Eco, rend le moteur très mollasson sur un itinéraire sinueux : le mode normal est beaucoup plus judicieux.
Quant au mode sport, peut-être est-il adapté à des moments où la manœuvre exige une réponse plus immédiate, mais il restera occasionnel.

Silencieux, à allure constante (il ne tourne qu’à 2200 rpm à 120 km/h), il permet même aux occupants de déceler les bruits de vents au niveau du pare-brise et des rétroviseurs extérieurs. Sa consommation aux allures légales est une bonne surprise : au terme de notre essai, l’ordinateur de bord affichait 5,5 l/100 km. Ce qui confère à la i40 une autonomie de plus de 1100 km.

Confortable, la suspension filtre bien les petites aspérités de la route, cependant, les nids de poules ou … d’autruches des routes belges sont mal digérés !

En ce qui concerne sa direction, elle reste précise mais peut paraître quelque peu artificielle sur des parcours très sinueux.

Conclusions

Avec l’arrêt de la production de la i40, Hyundai semble avoir choisi de privilégier les SUV au détriment des berlines et breaks traditionnels. Ce choix est certes compréhensible, mais la rédaction persiste à croire que le SUV n’est qu’une vogue qui, comme toutes les modes, n’est que passagère.

Malgré sa discrétion depuis sa parution en 2011, la i40 est une bonne routière, qui pouvait être une alternative tout à fait sérieuse aux Skoda Octavia.

Son départ laissera à la concurrence, certes petite, le loisir de séduire encore plus de clients allergiques aux SUV, dommage !

La Hyundai i40 n’était proposée qu’en cinq versions : deux berlines et trois breaks dont les tarifs s’échelonnaient de 27.600 EUR à un peu plus de 39.000 EUR, soit le prix de notre version, une i40 Wagon 1.6 CRDi 136 ch DCT en finition Shine.

Si malgré tout, la i40 reste un objet de convoitise, il faudra se rabattre sur les stocks existants qui seront vendus à des prix probablement intéressants…
Qu’on se le dise !

Benoît Piette

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