ESSAI 2016: Le Hyundai Santa Fe 2.2 CRDi 4WD, un doux vaisseau amiral

 

Pour Hyundai, le Santa Fé est depuis 2000, le synonyme d’un grand SUV, confortable et particulièrement bien fini.

 

 

 

Trois ans après le lancement de sa troisième génération, ce grand SUV bénéficie de nouveaux équipements de sécurité et de confort ainsi que de moteurs dont la consommation a été revue à la baisse.

Une carrosserie plus « stylée », un intérieur plus technologique

Le nouveau Santa Fé adopte une nouvelle calandre chromée hexagonale qui lui donne un visage plus expressif. Ses nouveaux boucliers avant intègrent des antibrouillards redessinés et des feux diurnes à DEL. Ses phares au xénon ont été également remaniés, tout comme les blocs optiques arrière (eux aussi à DEL) et le double échappement intégré dans le diffuseur arrière.

A l’intérieur de l’habitacle, pas de changements majeurs : les designers de Hyundai ont tenu à garder l’ambiance « cocooning » chère au modèle. Cependant, le Santa Fé est à présent équipé d’un nouveau système d’infodivertissement intégrant pas moins de douze haut-parleurs totalisant pas moins de 630 W et bénéficiant d’une approche 3D ‘ambiophonique’ qui est censée offrir une expérience musicale inédite aux passagers : il est vrai que votre serviteur a pu suivre les épreuves de piano du Concours Reine Elisabeth pratiquement comme dans la salle Henry le Bœuf…

 

 

Pour piloter tout cela, l’écran tactile est maintenant de plus grande dimension. Il dispose également d’un nouveau dispositif appelé ‘Around View Monitor’, qui offre une vision à 360° autour du véhicule. Ce système est précieux lors des manœuvres de stationnement.

 

Notre exemplaire disposait aussi de l’allumage automatique des feux, du capteur de pluie, de la climatisation automatique, du cruise control actif, de l’alerte aux changements de voie, de la surveillance des angles morts ainsi que d’un système de stationnement automatique.

 

Quant aux sièges, ils sont confortables et leur forme permettra même aux habitués des ‘fast food’ de trouver leur aise. Tant à l’avant qu’à l’arrière, ils sont chauffants (et même ventilés à l’avant).

 

La deuxième rangée est disposée sur des rails qui lui permet de coulisser longitudinalement sur 27 cm.

 

En option, le Santa Fé peut recevoir une troisième rangée de sièges. Celle-ci comporte deux sièges qui s’escamotent facilement dans le coffre (Family Pack).

Comme d’habitude, ceux-ci sont plutôt dédiés à des enfants ou de jeunes adolescents. Remarquons que cette configuration laisse peu de place aux bagages : peut être quelques bottins de téléphone…

 

 

Toutefois, sous son plancher, il y a un espace dédié au cache-bagages.

 

En configuration cinq places, le coffre propose 516 dm³ de volume. Quand la banquette est rabattue, ce volume atteint 1615 dm³.

Toutefois, pour le Santa Fé à 5 places, ces volumes sont supérieurs : 585 dm³ et 1680 dm³.

 

Pour être complet, rappelons qu’il existe aussi une version Grand Santa Fé qui offre des volumes de coffre de respectivement 634 dm³ et 1842 dm³.

A l’intérieur du coffre, deux prises de courant de 12 et 220 V faciliteront la vie.

 

Notons aussi que sur notre exemplaire, le hayon était électrifié et pouvait s’ouvrir simplement en se plaçant à l’arrière du véhicule avec la clé…

 

Sympa ! Cependant, ce système novateur peut poser un problème : si votre Santa Fé est garé le nez en avant dans un box de dimensions juste suffisantes, et que vous désiriez y accéder, la clé activera automatiquement l’ouverture du hayon avant même que le déverrouillage du volet du garage soit effectué. Le hayon se lèvera et si la place à l’arrière n’est pas suffisante, butera contre le volet et le coincera, empêchant ainsi l’accès à votre véhicule…

 

Le système retenu par VW ou Ford à savoir glisser le pied sous le pare-chocs pour lancer l’ouverture électrique du hayon, nous semble plus judicieux.

 

 

Au niveau sécurité, le Santa Fé a récolté en 2012 cinq étoiles aux tests EuroNCAP avec pour cote 96 % et 89 % pour les protections des passagers adultes et enfants. La protection des piétons a été cotée à 71 % et les aides à la sécurité à 86 %.

 

Sur route

Avec une longueur de 4,7 m et un poids de près 1,9 T, le Santa Fé pourra difficilement rivaliser avec les berlines en terme de d’agrément de conduite, mais il sera une fidèle monture pour qui entreprendra de longs trajets sur autoroute ou sur voie rapide.

 

Neutre dans la majorité des cas, il offrira à ses occupants un confort douillet très agréable.

Grâce à ses quatre roues motrices, le Santa Fé amènera ses passagers avec aisance aux sports d’hiver. Par sa fonction d’aide en pente, les petites intrusions dans le monde du tout terrain ne seront pas trop compliquées d’autant plus que la boîte automatique se montre douce et bien programmée.

Notons aussi la fonction Hold qui maintient le véhicule immobile en lâchant la pédale de frein.

En revanche, une conduite plus active risque de vous fâcher avec ce SUV : sa direction n’a pas la précision que l’on se doit d’attendre dans un pilotage dynamique. En outre, la programmation de la boîte automatique semble alors paresseuse.

Mais soyons sérieux, qui va acheter un SUV pour rouler comme Fangio ?

 

Quant au moteur, malgré sa cylindrée de 2,2 litres, ses 200 ch disponibles dès 3800 rpm ne répondent pas toujours présents à l’appel.

Certes, ses 440 Nm de couple dès 1750 rpm facilitent les reprises, mais n’oublions pas que sa masse conséquente annule une certaine vivacité.

De plus, par rapport à la rude concurrence, sa consommation ne semble pas avoir été très maîtrisée : sur un parcours mixte (autoroutes et routes) le Santa Fé a consommé environ 8,2 l aux cent.
A sa décharge, il faut avouer que sa transmission 4×4 et son poids ne font rien pour améliorer les choses. Sur de brefs parcours urbains, sa consommation frisait les 10 litres…

 

Spécifications techniques et prix:

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Conclusions

Avec ce face-lift, le Hyundai Santa Fé peut se présenter comme un bon choix pour ceux qui envisagent se déplacer dans un véhicule spacieux, confortable et très bien équipé.

Dans notre plat pays, l’option 4WD s’avèrera probablement superflue : la version 2WD est donc plus indiquée d’autant plus qu’elle sera moins gourmande en carburant.

 

Ses prix débutent à 43.000 EUR en finition ‘Premium 2WD(la boîte auto vous fera débourser un supplément de 1750 EUR) mais notre version de finition ‘Executive’ frisait les 50.000 EUR.

Mais pour certains, les 12 CV fiscaux des 2,2 l de cylindrée risquent aussi d’être un frein à leur achat…

Heureusement, Hyundai propose – mais uniquement en boîte manuelle – une version 2,0 l de 150 ch en 2WD ou 4WD. Plus accessible – elle débute à un peu moins de 42.000 EUR – il vous en coûtera 2000 EUR de plus si vous optez pour la transmission intégrale.

 

BP

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