La Ford Ka+ Active : elle s’élève !

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Depuis son essai l’année dernière, la petite Ka+ a muri : désormais propulsée avec un trois cylindres de même cylindrée, elle existe à présent en version surélevée appelée Active.

Depuis l’introduction du modèle fin 2016, plus de 61.000 KA+ ont déjà été vendues : pourra-t-elle augmenter ses ventes avec cette version plus baroudeuse ?

Une carrosserie surélevée

Ford a certainement assimilé la maxime « la mode est ce qui se démode le plus vite » : au lieu de se lancer à corps perdu dans les SUV dont on sait pertinemment que ceux-ci vont à contre courant des impératifs écologiques qui tend à réduire les consommations.

Le constructeur à l’ovale lance à moindre coût des séries « Active » qui comme les « Scout » de Skoda ou les « Cross Country » chez Volvo, tentent de donner un look baroudeur à une berline traditionnelle. Ces nouvelles séries appelées assez pompeusement crossover essaiment une partie de la gamme des berlines.

Par rapport à la version essayée précédemment, les différences avec la KA+ sont malgré tout assez légères : outre l’élévation du châssis de 23 mm facilitant l’accès à son bord, la KA+ Active se distingue par un revêtement supplémentaire de bas de caisse et de passage de roue, une finition noire pour la calandre, des rails de toit et un badge Active placé sur les ailes avant.

Elle reçoit aussi des jantes en alliage de 15″ qui lui sont spécifiques tout comme une couleur de carrosserie bronze métallisé appelée « Canyon Ridge ».

Un intérieur technologiquement amélioré

Pour son habitabilité, c’est du pareil au même : elle peut accueillir quatre adultes pour des déplacements urbains ou suburbains.

Sa sellerie en tissus spécial avec rayures et surpiqûres « Sienna Brown » dispose d’un rembourrage particulièrement mou : on se croirait presque assis sur les sièges Dunlopillo d’une Citroën DS. Notons qu’à l’avant, ils sont chauffants.

Encore ici, les différences sont assez minimes : on y retrouve des plaques de seuil de porte portant la marque Active et un volant en cuir spécifique intégrant les commandes du régulateur de vitesse avec les mêmes surpiqûres « Terre de Sienne » ainsi que des tapis toutes saisons pour l’habitacle et l’espace de chargement.

Pour cette nouvelle édition, quelques avancées technologiques apparaissent comme un pare-brise chauffant Quickclear, des essuie-glaces à capteur de pluie et des phares à allumage automatique. Les rétroviseurs sont rabattables électriquement et le verrouillage est centralisé.

Maintenant, l’espace du coffre est plus accessible grâce à un interrupteur hélas maladroitement serti au milieu du hayon. Ce dernier pourra aussi être déverrouillé depuis l’habitacle par une commande accessible depuis le siège conducteur. Il offre une capacité de 270 dm³ extensible à 849 dm³ quand les dossiers (40/60) de la banquette arrière sont abaissés.

Cependant, le conducteur s’étonnera encore de constater que le volant ne peut toujours pas se régler en profondeur, ce qui nuira à sa position de conduite. Le démarrage s’effectue à présent par un bouton.

Même s’il ne dispose pas de la navigation, l’ordinateur de bord est relativement complet et dispose comme les autres Ford du système d’infodivertissement SYNC 3 avec un écran de 6,5″. Ce système est compatible avec Apple CarPlay et Android Auto™.

 

 

Comme aides à la conduite, les avancées sont plus significatives : il y a des capteurs de distance de stationnement, une aide au démarrage en côte, des phares automatiques, un régulateur et limiteur de vitesse, la climatisation à régulation automatique, un système de feux de détresse automatiques ainsi que la célèbre clé Ford MyKey® dont les particularités sont détaillées dans l’essai de la nouvelle Ford Focus Clipper essayée récemment.

Au niveau de la sécurité, malgré les avancées significatives exposées ci-avant, la KA + conserve ses trois étoiles mais la dernière cote date d’avant cette mise à niveau (mars 2017)

Un nouveau moteur

La Ka + Active est maintenant propulsée par un trois cylindres de 1194 cm³ développant 85 ch entre 5500 et 6500 rpm et un couple maximum de 115 Nm à 4250 rpm, ce qui est légèrement mieux que le moteur 4 cylindres monté précédemment. Il est accouplé à une boîte manuelle à cinq rapports au maniement précis quoiqu’un peu caoutchouteux.

Volontaire, ce 1.2 Ti-VCT est aussi discret et c’est plutôt rare pour une architecture à trois cylindres : le 1.2 Puretech 82 ch de PSA est autrement plus bruyant ! Vu la longueur des derniers rapports de la boîte, il faudra le cravacher si le relief du trajet l’impose mais cela n’affectera pas énormément sa consommation qui reste raisonnable (6,4 l /100 km soit 1 dl de mieux que sa devancière).

Selon le constructeur, sa consommation mixte est de 5,7 l /100 km avec des émissions de CO2 de 129 gr/km (normes WLTP).

Malgré son châssis surhaussé, sa suspension reste douce et on ne perçoit aucune augmentation du roulis sur routes sinueuses. Les sièges au rembourrage très souple vous rappelleront que ce véhicule a été fabriqué avec des critères différents…

Conclusions

La Ka + a encore évolué : tout en rentrant dans un plus grand classicisme par rapport à la Ka originale lancée en 1996, elle propose aujourd’hui un moteur moderne et une technologie tout à fait inattendue tout en maintenant un prix tout doux. En outre, basée sur la Fiesta, sa tenue de route étonnera.

Proposée en deux puissances de moteur (70 et 85 ch), ses prix débutent à 10.400 EUR pour la 1.2i 70 ch Essential.

Pour la Ka + Active qui reçoit la version 85 ch du même moteur, il faudra débourser 13.700 EUR.

Benoît Piette

 

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