La Ford Focus Clipper : un break élégant

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Apparue pour remplacer l’Escort en 1998, la Ford Focus est à sa quatrième génération. Appelé joliment Clipper en Belgique (comme les grands voiliers rapides du XIX siècle), le modèle break a naturellement suivi le mouvement, en apparaissant simultanément avec la version cinq portes.

Une silhouette élancée

Dessinée à partir d’une feuille blanche, la Focus inaugure une nouvelle plateforme C2 qui lui permet d’augmenter son empattement de 5 cm, tout bénéfice pour les jambes des passagers. Vu la vocation mondiale de la Focus, sa ligne générale reste classique et très consensuelle.

De l’avant, on retrouve cette calandre façon Aston Martin encadrée par ses phares à feux de jour orientés vers l’extérieur renforçant ainsi l’impression de largeur. Il en est de même à l’arrière : les feux sont placés à la fois sur le montant mais aussi sur le hayon qui comporte désormais en grand l’inscription Focus, un peu à la mode des Volvo.

Pour sa part, la Focus Clipper affiche un profil épuré et abaissé qui lui donne une allure élégante malgré son hayon vertical qui malheureusement se salit rapidement par temps de pluie. Ce dernier, motorisé, peut s’ouvrir en déplaçant le pied sous le pare-chocs. Il découvre un coffre dont la capacité varie de 608 à 1653 dm³ quand les dossiers des sièges arrière sont rabattus au moyen de leviers appelés Easy Fold.

La Focus comporte énormément de finitions : aux versions Trend et Titanium s’ajoute une version sportive baptisée ST-Line rabaissée de 1 cm, une version haut de gamme signée Vignale et enfin une version « Active » plus baroudeuse et rehaussée de 3 cm.
Cette dernière fera d’ailleurs l’objet ultérieurement d’un essai.

Notre exemplaire était de finition ST-Line caractérisée entre autre par un diffuseur arrière plus agressif, un becquet de toit plus large et des écopes avant élargies.

Un intérieur tristounet mais technologique

Bien qu’épuré par rapport aux précédentes générations, le tableau de bord ne profite pas de l’occasion pour proposer un dessin plus gai : certes, le tout respire la rigueur dans sa finition, mais aucune originalité n’est de mise.

L’option toit ouvrant panoramique offre en revanche un sentiment d’espace qui est d’ailleurs confirmé par la place réservée aux passagers.

Notre version était équipée de la boîte de vitesses automatique à huit rapports avec sélecteur rotatif. Avec le frein à main électrique, ce dernier permet d’offrir un espace accru au conducteur et au passager avant car la console centrale est à présent plus étroite grâce aussi au repositionnement des commutateurs et des commandes tactiles.
Cependant, l’accoudoir central ne peut pas se régler en hauteur.

La place à l’arrière est suffisante pour deux à trois adultes.

La Focus offre la technologie de modem intégré FordPass Connect qui propose un point d’accès Wi-Fi mobile pouvant connecter jusqu’à 10 appareils.

Mais ceux-ci pourront rester connectés via Bluetooth au système de communication et de divertissement SYNC 3 de Ford tout en utilisant le dispositif de recharge à induction.

La nouvelle Focus se distingue maintenant par une panoplie de systèmes en rapport avec les tendances actuelles. Elle propose la reconnaissance des panneaux de limitation de vitesse et le maintien au centre de la voie mais aussi le régulateur de vitesse adaptatif (ACC) avec Stop & Go qui permet à l’ACC de stopper complètement le véhicule dans une circulation en accordéon. Pour les arrêts de plus de 3 secondes, son redémarrage s’effectue en appuyant sur un bouton du volant ou en pressant légèrement sur l’accélérateur.

La Focus dispose aussi du système d’éclairage adaptatif avec éclairage prédictif en virage et éclairage fondé sur la signalisation routière. Celui-ci utilise la caméra avant pour régler les phares en vue d’une visibilité maximale avant d’atteindre un virage. Elle dispose aussi de l’affichage tête haute (HUD) qui, particularité intéressante, est qu’il est lisible même quand on porte des lunettes à verres polarisants.

La sécurité au top

En termes de sécurité, en plus de la prévention des collisions avec détection des piétons et cyclistes, la Focus dispose des systèmes comme l’aide à la direction lors de manœuvres d’évitement, la surveillance des angles morts avec alerte de trafic arrière. Ajoutons à cela une nouvelle technologie de freinage « post-collision » qui réduit l’impact d’une deuxième collision potentielle lorsqu’un choc a été détecté.

Elle peut disposer d’une alerte de sens interdit, qui utilise la caméra avant et les informations du système de navigation de la voiture pour émettre des avertissements sonores et visuels lorsque le conducteur passe deux panneaux de sens interdit sur une rampe d’autoroute. Ce système intéressant n’est malheureusement disponible qu’en Allemagne, Autriche et en Suisse…

Rappelons que, comme de nombreuses Ford, elle dispose du système Ford MyKey, qui permet de programmer la clé de la voiture pour les jeunes conducteurs. Celle-ci peut ainsi interdire les appels téléphoniques, limiter la vitesse, empêcher la désactivation des fonctions d’aide à la conduite et de sécurité, réduire le volume maximal du système audio et même le désactiver totalement si les passagers n’utilisent pas les ceintures de sécurité.

Tous ces systèmes ont permis à la Focus de décrocher les cinq étoiles aux tests EuroNCAP. Toutefois, certains choix sécuritaires deviennent un peu « lourds » : nous pensons par exemple à la signalisation du bouclage des ceintures qui demande que l’on presse sur un bouton placé sur le volant…

Sur route

L’ensemble mécanique de notre Focus faisait appel au moteur essence à trois cylindres 1.5 Ecoboost développant 150 ch à 6000 rpm et un couple maximum de 240 Nm à 1600 rpm.

Il est accouplé à une boîte automatique à huit rapports avec palettes au volant. De sonorité plutôt agréable pour un 3-cylindres, il est surtout caractérisé par son onctuosité et son grand silence de fonctionnement. La Focus dispose à présent de trois modes de conduite : Normal, Sport et Eco dont les réactions à l’accélérateur et les temps de réponse de la transmission sont différents. Le mode « Normal » est la sélection par défaut : si un autre mode est choisi, il faudra le respécifier à chaque lancement du moteur.

Depuis une bonne vingtaine d’années, le constructeur à l’ovale propose sur ses modèles une tenue de route gratifiante et particulièrement dynamique : la Focus reste dans cette lignée. Une fois le maniement de son sélecteur de vitesse assimilé, sa conduite est particulièrement agréable, notre Focus ST-Line reste vive et s’avère amusante à mener sur des routes sinueuses grâce à sa direction très communicative.

En mode sport, les accélérations sont naturellement plus vigoureuses, mais les rétrogradages de la boîte peuvent s’avérer un peu lents.

En terme de consommations, les 150 chevaux se sont révélés finalement assez sobres : au terme de notre essai, nous avions consommé 7,4 l /100 km. Avec un réservoir de 52 litres (47 litres pour les moteurs diesel), l’autonomie devrait être facilement supérieure à 600 km.

Évidemment, l’usage immodéré du mode sport ou des incursions fréquentes en ville augmenteront sa consommation d’environ 2 litres.

Spécifications techniques

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Conclusions

De ligne fluide et consensuelle, la Ford Focus Clipper ne devrait certainement pas déplaire aux plus grand nombre. L’intérieur, quoiqu’un peu tristounet se veut bien fini et particulièrement spacieux. Les technologies de pointes embarquées en matière de sécurité devraient plaire à certains.

Sobre à condition de choisir les modes de conduite adéquats, son moteur ne dévoile pas son architecture à trois cylindres de manière tonitruante, que du contraire, il sait rester discret tout en procurant un punch appréciable. Il est en parfaite adéquation avec ce nouveau châssis qui offre à la Focus Clipper une excellente tenue de route.

Notre version, une Ford Focus Clipper 1.5i EcoBoost de 150 ch Automatique en finition ST-Line approchait gentiment les 30.000 EUR.
Mais dans la gamme Clipper, il existe déjà une Focus Clipper 1.0i EcoBoost de 85 ch en finition Trend pour un peu plus de 20.000 EUR

Benoît Piette

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