La DS7 Crossback : DS se démarque enfin !

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Après les DS3, 4 et 5 qui avaient leur pendant chez Citroën, DS prend enfin son envol avec le DS7 Crossback. Placé à mi-chemin entre les Audi Q3 et Q5 ou BMW X3 et X5 qu’elle estime concurrencer, le fleuron du groupe PSA mise sur une technologie inédite pour faire pencher la balance en sa faveur.

Une ligne peu originale mais parsemée de touches inédites

De profil, les 4,57 m de la carrosserie de la DS7 Crossback n’ont rien d’insolite : sa proue massive reçoit une calandre hexagonale dont la grille est censée montrer un effet diamant avec en son centre, l’emblème DS.

Celle-ci est encadrée par des optiques soulignées par d’épaisses moulures chromées. Le faisceau des phares s’adapte, en largeur et portée, aux conditions de la route et à la vitesse de la voiture. Comme la Citroën DS de 1968, ils peuvent aussi tourner avec la direction.

Les deux grandes écopes où sont logés les phares antibrouillard sont serties des feux de jour à DEL. À l’arrière, le dessin se veut plus sobre, les feux à DEL sont liés par un bandeau gris foncé où apparaît le mot « Crossback ». L’échappement fait partie intégrante du bouclier arrière.

Le hayon électrique et manœuvrable avec un mouvement du pied s’ouvre sur un coffre d’une contenance de 555 dm³ à 1750 dm³ quand le dossier de la banquette est rabattu.

Mais à regarder de plus près, les références à la nouvelle marque de PSA pullulent : que ce soit sous forme de l’emblème ou du style DS où le losange semble prendre une place importante. En outre, de nombreux effets lumineux apparaissent une fois le contact mis : à l’avant, les modules DEL de l’Active Led Vision s’illuminent d’une lumière pourpre puis pivotent, les feux diurnes forment un C en pointillés lumineux et les clignoteurs sont à défilement tandis qu’à l’arrière, l’originale signature lumineuse baptisée 3D Rear Lights a été obtenue par gravure au laser.

Six finitions sont proposées : Chic, Be Chic et sa variante « Drive Efficiency », So Chic et sa variante « Drive Efficiency », et Performance Line.

Un intérieur manufacturé français

L’habitacle est également truffé d’originalités en proposant cinq personnalités différentes. Appelées « Inspirations » dans le langage imagé des designers, elles font toutes référence à la ville lumière. C’est ainsi que l’on retrouve les styles Bastille, Rivoli, Faubourg et Opéra ainsi qu’une ligne Performance Line plutôt axée sur le « Grand Tourisme ».

Les designers de DS insistent sur l’aspect artisanal de leur démarche qui met en valeur le savoir faire français.

C’est ainsi qu’au centre du tableau de bord une montre surgit en pivotant lors du lancement du moteur, de marque B.R.M Chronographes. Cette dernière est une illustration de cette approche qualitative.

Notre voiture de presse arborait la ligne Performance Line. Sa présentation générale est de bonne facture. Comme les sièges, son tableau de bord et la console centrale sont recouverts d’Alcantara.

Comme sur la Peugeot 3008, les commandes des vitres, la condamnation des portes ainsi que les modes de conduite y sont regroupés.

Toutes les informations sont données par deux écrans de 12″ entièrement personnalisables : on y retrouve ces fameux losanges qui tournent et virevoltent avant de faire apparaître les infos demandées, c’est ludique, mais finalement superflu et on peut s’en lasser…

Le système audio de marque FOCAL, dispose de 14 haut-parleurs répartis dans tout l’habitacle. Il génère un son de haute qualité.

Il y a suffisamment de place pour quatre adultes et un enfant. Les sièges avant n’offrent pas le soutien escompté et leur assise est relativement courte. Sur de longs trajets le nerf sciatique de certains pourrait se rappeler à leur bon souvenir.

Au niveau de la technologie embarquée, la DS7 Crossback suit le mouvement général avec, suivant les finitions, des aides à la conduites comme le régulateur de vitesse adaptatif, l’aide au stationnement, la surveillance active d’angles morts, le freinage d’urgence automatique, la reconnaissance des panneaux de signalisation, le DS Connect Box avec Pack SOS et Assistance, détection des signes de fatigue, etc…

En outre, une caméra infrarouge, placée dans la calandre avant, détecte piétons et animaux sur la chaussée jusqu’à 100 m. Tout ces systèmes ont permis au DS 7 CROSSBACK d’obtenir la meilleure évaluation, soit cinq étoiles sur cinq, aux crash tests EuroNCAP.

Sur route : une DS

En attendant la version hybride E-Tense, cinq motorisations thermiques sont prévues : trois moteurs essence (THP 225 S&S EAT8, THP 180 S&S EAT8, ou PureTech 130 S&S BVM6) et deux moteurs Diesel (BlueHDi 130 S&S BVM6, puis EAT8 ou BlueHDi 180 S&S EAT8).

Notre DS7 était propulsée par le BlueHDi 180 S&S EAT8. Il développe 180 ch à 3750 rpm et dispose d’un couple maximum de 400 Nm à 2000 rpm.

Puissant et sobre, il offre à la DS7 d’excellentes accélérations tout en restant discret dans l’habitacle. Sa consommation reste très mesurée : à la fin de notre essai portant sur plus de 500 km sur des routes variées, celle-ci s’est stabilisée à 5,7 l /100 km, ce qui aurait donné au DS7 une autonomie approchant les 800 km.

Comme sur la Citroën DS historique, la DS7 Crossback dispose d’une suspension inédite appelée ici DS Active Scan Suspension qui utilise une caméra détectant et anticipant les imperfections de la route par un pilotage continu des amortisseurs.

Surtout ostensible en mode confort, celle-ci permet de survoler la route à la manière d’un tapis volant.

Hélas, elle n’empêche pas un mouvement de tangage perceptible quand le véhicule est englué dans des files : à chaque démarrage, la caisse se cabre et plonge vers l’avant au freinage : très désagréable à la longue !

D’ailleurs, comme son ancêtre, ses freins puissants ne sont pas toujours faciles à maîtriser, surtout lors des manœuvres où la proue de la voiture plonge à leur moindre sollicitation.

Conclusions

Après avoir produit des versions « premium » sur les modèles Citroën, DS Automobiles s’en affranchit en proposant un SUV dont la taille le met à cheval entre deux segments. Gageons que cette idée attire les clients alléchés par la singularité du DS7 où le souci du détail et le raffinement semblent avoir été les leitmotivs de ses concepteurs.

Offrant un univers inédit avec une technologie inspirée par les traditions manufacturières françaises ainsi que par le confort, le DS7 Crossback trouvera ses adeptes qui aimeraient quelque chose de différents aux sempiternelles voitures allemandes. Toutefois, il faudra se réhabituer à une suspension et à un freinage qui ont fait les délices des Citroënistes du siècle passé…

Proposé en diesel à partir de 32.340 EUR pour le 1.5 BlueHDi 130 Manual en version Chic, notre version, une 2.0 BlueHDi 180 Auto Performance Line est facturée à 40.240 EUR.

Benoît Piette

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