ESSAI : Dacia Dokker, le nouveau Barkas

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Après le Lodgy, Dacia a présenté dernièrement une version utilitaire mixte capable de transporter cinq passagers ou permettre un chargement record de 3 m³.


Dacia Dokker 1.5 dCi 75 ch 2013


Appelé Dokker ce « ludospace » sera certainement prisé par les petites PME pour qui un sou est un sou…


Un segment intéressant

 

Qui se souvient du Barkas B1000, cette fourgonnette construite par les « camarades travailleurs » du VEB IFA-KOMBINAT de Karl-Marx-Stadt en RDA ?

Propulsé par un moteur trois cylindres deux temps de 992 cm³ développant une « puissance » de 46 ch. à 3800 rpm, en fin des années 1970, il était à vous pour 115.000 FB.

Avec ses 6 m³ de volume de chargement pour 4,52 m de long, il faisait le bonheur des petits artisans ou livreurs dans les années 1970 et 1980.

IFA Barkas B1000 1982

Malheureusement sa fiabilité n’était vraiment pas extraordinaire…

Quant à sa consommation, en roulant sagement et utilisant souvent la roue libre, il fallait quand même tabler sur une moyenne de 10 l de mélange deux temps aux cent kilomètres.

Depuis cette époque, peu d’utilitaires peuvent encore prétendre à ces valeurs de chargement (voir publicité)

Mais Dacia relève le gant en présentant le Dokker.

Dacia Dokker 1.5 dCi 75 ch 2013

Proposé en deux versions, « Combispace » et en utilitaire « Van« , il propose des volumes de chargement intéressants pour son segment : 3 m³ en version « passagers » et même 3,9 m³ en version utilitaire.

Dacia Dokker 1.5 dCi 75 ch 2013

Basé sur le Lodgi essayé précédemment dans ces colonnes, le Dokker en conserve sa face avant.

Dacia Dokker 1.5 dCi 75 ch 2013

En revanche, de profil, il en va tout autrement : il est plus court de 14 cm mais également plus haut de 17 cm.

Ses deux portes arrière sont coulissantes (version Lauréate) et le hayon est remplacé par deux portes battantes asymétriques, un peu comme feu le Logan MCV

Dacia Dokker 1.5 dCi 75 ch 2013

Plus utilitaire, il n’en demeure pas moins intéressant pour les familles qui désirent joindre l’utile à l’agréable, à la manière des Kangoo, Berlingo, Partner, et autre Dobló.

Dacia Dokker 1.5 dCi 75 ch 2013

A l’intérieur, c’est le règne du plastic dur et un peu rustique mais dont le dessin n’est pas déplaisant pour autant.

Dacia Dokker 1.5 dCi 75 ch 2013

De grands emplacements ont été creusés au-dessus du tableau de bord : les livreurs apprécieront, d’autant plus qu’une capucine placée à l’aplomb des passagers avant leur permettra de disposer d’un espace de rangement assez conséquent qui pourra devenir vite un fourre-tout !

Dacia Dokker 1.5 dCi 75 ch 2013

Même si le Dokker a une touche confort pour ses clignoteurs, son équipement n’est pas pléthorique pour autant. Néanmoins on y retrouve un ordinateur de bord et un GPS/Multimédia de marque LG avec Bluetooth ® et USB dont l’écran tactile est très bien intégré à la console centrale.

 

Dacia Dokker 1.5 dCi 75 ch 2013

Malgré des sièges aux réglages peu raffinés, la position de conduite est bonne, dommage que la colonne de direction ne soit pas réglable en profondeur.

À l’arrière la place est suffisante pour que trois adultes puissent y voyager à l’aise.

Dacia Dokker 1.5 dCi 75 ch 2013

Ce véhicule n’a pas encore été testé par le Euro-NCAP mais les résultats du Lodgi peuvent déjà donner un bon aperçu : avec seulement trois étoiles, Dacia se profile comme un parent pauvre par rapport aux produits 100 % Renault reconnus pour leurs cinq étoiles.

L’association reproche surtout une faiblesse de la protection des hanches et de la poitrine du conducteur ainsi qu’une déficience manifeste des appuie-tête vis à vis du coup du lapin.



Sur route

 

La rédaction a réalisé l’essai du Dokker 1.5 dCi 75 ch. Ce moteur diesel éprouvé est surtout destiné au transport urbain ou périurbain.

Il se voit épaulé par une version plus puissante développant 90 ch.

Dacia Dokker 1.5 dCi 75 ch 2013

Quoique faiblard sur les routes vallonnées, il se montre toujours de bonne volonté.

Sa direction reste légère et sa boîte de vitesses à cinq rapports est d’un maniement aisé mais accroche légèrement.

Pour nous être rendus au Signal de Botrange avec cinq adultes à bord, ce Dokker nous a étonné par un châssis bien suspendu et apte à « boire » les nids de poules et… d’autruches qui parsèment les routes belges.

Naturellement, vu sa silhouette et ses suspensions souples, le roulis est plus prononcé que dans un Renault Scenic et sa sensibilité au vent latéral relativement « palpable ».

Dacia Dokker 1.5 dCi 75 ch 2013

Notons aussi une insonorisation assez légère avec des bruits de vent et de roulements.

Toutefois, son moteur ne s’est jamais montré excessivement bruyant : certes, dans les côtes comme celle de Barchon, son manque de puissance exige un rétrogradage qui provoque immanquablement une élévation de décibels, mais jamais de manière excessive. Notons qu’à 90 km/h en cinquième vitesses, il ne tourne qu’à 2000 rpm et à 120 km/h à 2500 rpm.

En ce qui concerne la consommation c’est une bonne surprise, malgré sa faible puissance, nous n’avons consommé que 5,6 l au cent. Pour les trajets urbains, la traversée ouest–est de Bruxelles s’est soldée par un beau 6,1 l aux cent.

 

Données techniques

 

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Qu’en dire ?

 

Sans atteindre la capacité de son ancêtre est-allemand, le Dokker fait plus que se défendre par rapport à la concurrence.

En matière de capacité, il remplacera avantageusement le Logan MCV et peut-être même le Renault Kangoo !

Proposé à 11.200 EUR en version dCi 75 ch. son prix est attractif.

Dacia Dokker 1.5 dCi 75 ch 2013

En ajoutant 600 EUR la version 90 ch. vaut ce débours supplémentaire car plus polyvalente.