La Nouvelle Citroën C4 Cactus, plus sage et en intérim

Classé dans : Essais - Citroën (F) | 0

Apparue en 2014, la C4 Cactus se voulait être un crossover urbain différent par son poids mesuré et ses audaces stylistiques comme par exemple les Airbumps, sorte de coussin en polyuréthane et conçus pour protéger ses portières des chocs quotidiens.

Citroën C4 Cactus 1.2 PureTech 110 S&S EAT6 Shine

Hélas, cette démarche n’a pas été bien comprise et le public l’a boudée. Au bout de quatre ans, ses concepteurs ont décidé de lui faire prendre une autre orientation : elle succédera donc provisoirement à la C4 qui en était à sa huitième année. Elle deviendra ainsi plus classique pour ne pas effrayer la clientèle plutôt traditionnelle de ce genre de véhicule. Mais elle est aussi la première Citroën à être dotée d’amortisseurs à butées hydrauliques progressives.

Citroën C4 Cactus 1.2 PureTech 130 S&S BVM6 Shine

Toutefois, cet intérim reste atypique quand on sait que la dimension moyenne du segment approche les 4,4 m et qu’elle ne mesure que 4,17 m.

Une carrosserie moins originale et plus basse

Quinze centimètres plus courte que la défunte C4, la nouvelle C4 Cactus reprend les bases de sa devancière mais diminue la hauteur de sa garde au sol et enlève ses barres de toit.

Citroën C4 Cactus 1.2 PureTech 130 S&S BVM6 Shine
Citroën C4 Cactus 1.2 PureTech 110 S&S EAT6 Shine

Les Airbumps excentriques de la version précédente ont disparu et ont été échangés contre une variante plus soignée qui a émigré vers le bas des portières, à l’instar des C3 et C3 Aircross.

Citroën C4 Cactus 1.2 PureTech 110 S&S EAT6 Shine

De face, ses optiques à double étage sont évidemment maintenues mais les chevrons s’étendent jusqu’aux feux de jour à DEL. A présent, les cavités creusées dans le bouclier pour les antibrouillards peuvent être personnalisées.

Citroën C4 Cactus 1.2 PureTech 110 S&S EAT6 Shine

A l’arrière, le large bandeau disgracieux en plastique disposé entre les feux a disparu.

Un intérieur pratiquement inchangé

L’intérieur reprend la planche de bord avec l’instrumentation numérique minimaliste de sa devancière ainsi que son habitabilité. Les vitres arrière sont malheureusement toujours à compas et on regrettera aussi que l’airco se commande seulement via l’écran tactile de 7″ et qu’il n’y a pas d’accès plus rapide à la fonction « recyclage d’air » pourtant bien pratique quand on s’engouffre dans un tunnel.

Citroën C4 Cactus 1.2 PureTech 130 S&S BVM6 Shine

La place est suffisante pour quatre adultes. Les sièges ne nous ont pas entièrement convaincus : outre leur assise trop courte, leur mousse à haute résilience offre un confort assez étrange et exige un certain temps d’adaptation.

La contenance du coffre reste inchangée soit 348 à 1170 dm³ mais, comme les dernières versions de l’édition précédente, la banquette arrière est enfin fractionnable 40/60. Son seuil est toujours trop élevé.

A présent, le volant est réglable en profondeur. Pour se conformer aux normes actuelles, le C4 Cactus intègre la lecture des panneaux de signalisation, les alertes pour le franchissement de ligne et d’angle mort, le freinage automatique en ville, la connectivité avec Apple CarPlay, Mirror Link et Android Auto mais il n’y a toujours pas de compte-tours et madame s’étonnera qu’il n’y ait pas de miroir de courtoisie.

Citroën C4 Cactus 1.2 PureTech 110 S&S EAT6 Shine

Notre finition (Shine) recevait aussi la clef mains-libres, les rétroviseurs rabattables électriquement, le vitres arrière et lunette arrière surteintées ainsi que la caméra de recul avec radar de stationnement avant/arrière, une option qui s’avère plus qu’utile car la visibilité arrière est toujours aussi médiocre.

Au niveau sécurité, rappelons que l’EuroNCAP lui avait décerné quatre étoiles en 2014 mais cette nouvelle mouture n’a pas encore été testée.

Des moteurs bien connus mais une suspension inédite

La nouvelle C4 Cactus reprend uniquement des moteurs de sa devancière à savoir le trois pattes 1.2 PureTech en 110 et 130 ch ainsi que le nouveau 1.5 BlueHDi de 99 ch pour la version diesel. Les moteurs propres à la C4 comme les 1.6 VTi et THP ne sont plus repris.

Notre essai a porté sur les versions essence 1.2 PureTech de 110 ch à boîte automatique EAT6 et 130 ch à boîte manuelle BVM6.

Mais la grande nouveauté de la nouvelle C4 Cactus reste sa suspension qui reçoit des butées hydrauliques progressives. Alors qu’une suspension classique est composée d’un amortisseur, d’un ressort et d’une butée mécanique, le système développé par Citroën ajoute deux butées hydrauliques : une de détente et une de compression.

 

Lorsque la route se dégrade, ces butées hydrauliques permettent d’absorber les chocs en fin de course de manière plus progressive que les butées classiques qui elles, restituent cette énergie sous forme de rebonds déplaisants. En outre, ces nouvelles butées participent également à limiter le roulis.

Sur route, l’effet de cette suspension inédite est indiscutable à faible ou moyenne vitesse : cette nouvelle suspension « boit » littéralement les ornières, nids de poules ou autres ralentisseurs en procurant aux passagers un confort rarement atteint.

En revanche, ses effets sont plus difficiles à discerner à grande vitesse. Le « tapis volant » tant vanté par Citroën n’est donc pas loin de la réalité.

En revanche, dans certaines conditions, on peut retrouver un petit effet de tangage qui était propre aux Citroën à suspensions hydropneumatiques, toutefois, celui-ci n’influe en rien ses excellentes qualités routières.

Pour le reste, on retrouve avec plaisir cette voiture légère à qui ces moteurs de puissance relativement modérée donnent des ailes. Déjà avec 110 ch, la C4 Cactus s’extrait avec facilité de toutes les situations difficiles, sa boite Aisin est très réactive et rétrograde rapidement si la route l’exige.

Avec la version 130 ch, elle se transforme en avion et peut en remontrer à des véhicules de puissance supérieure. Dommage que sa boîte manuelle BVM6 accroche lors des passages rapides. Un bon point aussi pour sa direction très communicative et toujours légère.

Quant aux consommations, elles restent mesurées : avec la 130 ch, sur des trajets presque exclusivement routiers, la C4 Cactus nous a gratifiés d’un beau 5,3 l/100 km tandis que la 110 ch avec boîte automatique a affiché 6,1 l/100 km sur des parcours plus urbains soit une autonomie estimée à plus de 800 km.

Spécifications techniques

Fichier pdf à télécharger

Conclusions

Même si son originalité quelquefois provocante a été sacrifiée sur l’autel de la rentabilité, la nouvelle C4 Cactus reste une voiture attachante même si certains détails agacent (vitres entrebâillantes à l’arrière, seuil de coffre haut, compte-tours absent).

Certes, son design s’est assagit, mais l’essentiel de son héritage dynamique subsiste et est sublimé par une suspension unique qui nous fait penser aux regrettées Citroën à suspension hydropneumatique. Silencieuses à allures constantes, elles font entendre leur 1.2 PureTech lors des phases d’accélération.

Proposées à partir de 18.900 EUR pour la 1.2 PureTech 110 S&S BVM6 en finition Live, nos versions d’essai en finition Shine coutaient respectivement 24.050 EUR pour la 110 S&S EAT6 et 23.650 EUR pour la 130 ch en boîte manuelle BVM6.

Benoît Piette

 

Néanmoins, suite à une EXPÉRIENCE PERSONNELLE MALHEUREUSE, je peux affirmer que l’importateur belge de PEUGEOT suit RIGOUREUSEMENT la GARANTIE.

Comme depuis quelques années, les PEUGEOT et CITROËN sont importées en Belgique par le MÊME IMPORTATEUR, ses CRITÈRES ÉTHIQUES doivent être les mêmes que ce soit une Peugeot ou une Citroën ou une DS…

A bon entendeur, salut ! (Christian Bouchat – Rédacteur en chef)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

1 × 10 =