ESSAI : Le Chevrolet Orlando : quand le nœud papillon devient européen.

Depuis que Daewoo s’appelle Chevrolet, la marque au papillon tente de se rapprocher plus du marché européen en modernisant sa gamme : depuis peu, un monospace sept places a fait son apparition : l’Orlando.

Dans un segment qui devient saturé, quelles sont les chances de voir l’Orlando rafler la mise ?



Une silhouette massive avec un intérieur dans la même veine

 

Avec une calandre digne d’un bouledogue, on est loin de la « félinité » dégagée par ses concurrentes conçues en France.

Chevrolet Orlando 2.0 TDCi 2011

Ici, Chevrolet veut flatter l’homme et sa virilité : les passages de roues en relief lui donnent l’impression d’être bien campé sur ses quatre roues.

Chevrolet Orlando 2.0 TDCi 2011

En observant son profil, on dirait un VW Touran qui aurait fait de la musculation… En revanche, même si on décèle un peu d’originalité avec le combiné feu de recul/_antibrouillard placé au centre du pare-chocs, sa poupe est plus sage avec un hayon qui tombe de manière abrupte.

Chevrolet Orlando Concept 2008

Notons cependant que cette originalité était absente du concept Orlando présenté en 2008. Mais – soit dit en passant – cet emplacement nous paraît bien vulnérable car très exposé…

Chevrolet Orlando 2.0 TDCi 2011

A l’intérieur, le style rappelle la Cruze , mais au centre, l’énorme console centrale en impose ! Véritable mur d’escalade, cette console n’a rien à voir avec l’apparence « haute couture » reprise par Citroën pour ses Picasso.

Chevrolet Orlando 2.0 TDCi 2011

Comme dans le concept-car Orlando, on y retrouve un compartiment ménagé derrière la face avant de l’autoradio. Cette « cache », se dévoile en basculant simplement vers le haut la face avant du système audio. Ce logement, qui peut recevoir un lecteur MP3, un GSM ou un iPhone , est pourvu d’une prise jack AUX (ou en option un port USB)

Chevrolet Orlando 2.0 TDCi 2011

Bien équipée par rapport à la concurrence, nous remarquons toutefois certaines omissions comme par exemple, l’équipement Bluetooth ®, l’air conditionné qui n’est pas bizone, les rétroviseurs extérieurs qui ne sont pas rabattables électriquement (intéressants dans les parkings souterrains)

Chevrolet Orlando 2.0 TDCi 2011

L’habitacle est spacieux et l’agencement des trois rangées de sièges « en gradins » confère aux cinq passagers assis à l’arrière arrière une vision plus dégagée vers l’avant et sur les côtés du véhicule.

Chevrolet Orlando 2.0 TDCi 2011

Les sièges arrière peuvent se rabattre facilement et dégagent une surface plane d’une capacité de 1,5 m³, ce qui reste dans la moyenne de ses concurrents, sans plus.

Chevrolet Orlando 2.0 TDCi 2011

Basé sur la berline Cruze qui avait été gratifiée d’une note maximale de cinq étoiles aux crash-tests de l’EuroNCAP, l’Orlando se voit aussi équipé en série de six airbags et de points d’ancrage ISOFIX pour placer des sièges d’enfant.

Il dispose de l’ABS, d’un antipatinage, d’un répartiteur électronique de la force de freinage, d’une aide au freinage d’urgence, d’un contrôle électronique de trajectoire ainsi qu’un système de détection qui permet de débloquer automatiquement toutes les portes suite à un choc. Toute cette technologie sécuritaire lui a permis d’obtenir également cinq étoiles.



Efficace sur route

 

A l’opposé du Citroën C4 Grand Picasso récemment essayé, les suspensions sont fermes et les sièges sont durs.

Conçu à partir de la Cruze, son architecture classique reprend des jambes McPherson pour les suspensions avant et un essieu de torsion pour l’arrière.

La tenue de route de l’Orlando est très précise et le roulis parfaitement maîtrisé. En revanche, le confort de la suspension est loin d’égaler celui que l’on retrouve sur les berlines d’Outre Quiévrain, loin s’en faut ! Mais ce choix autorise une conduite dynamique qui réjouira certainement l’ego du père de famille en mal de sensations sportives… mais peut-être moins les vertèbres de belle-maman !

Chevrolet Orlando 2.0 TDCi 2011

Sous le capot de notre Orlando, nous disposions d’un moteur 2.0 TDCi  à quatre soupapes par cylindre délivrant 130 ch. à 3800 rpm et un couple de 315 Nm à 2000 rpm.

Ce moteur existe également en version 163 ch offrant un couple de 360 Nm même régime moteur, mais pour la Belgique, la version la moins puissante suffira amplement.

Suivant Chevrolet, les consommations normalisées seraient identiques, à savoir 6 l aux 100 km avec 159 g de CO2 au km.

Mentionnons aussi, à titre anecdotique, la présence d’un moteur essence de 1,8 L de cylindrée développant 141 ch.

Chevrolet Orlando 2.0 TDCi 2011

Dès ses plus basses rotations, ce moteur se montre particulièrement nerveux et plein d’allant : bien secondé par une boîte à six rapports précise mais ferme, il monte rapidement dans les tours.

Malgré ses 130 ch., il nous a paru bien plus tonique que bien des concurrents à puissance et/ou couple supérieurs. Certes ses montées en régimes sont un peu bruyantes, mais une fois à vitesse stabilisée, il sait se faire oublier : seuls quelques bruits de vent au niveau des rétroviseurs extérieurs sont perceptibles.

Il est vrai qu’à 120 km/h, le vilebrequin ne tourne qu’à 1800 rpm, un vrai régime de sénateur !

Malheureusement, force est de constater qu’il n’est pas très sobre : après notre essai, nous avons mesuré une consommation de 7,5 l sur des trajets pratiquement identiques au Citroën C4 Grand Picasso qui, rappelons-le, s’était contenté que de 6 l tout rond



Fiche technique Chevrolet Orlando 2.0 TCDi 130 LT

 

Poids à vide : 1655 kg

Dimension (L/l/h) : 4,65 m/1,84 m/1,63 m

Nombre de portes : 5

Nombre de places : 7

Réservoir : 64 L

Volume coffre : 89 dm³ à 1499 dm3

Tract. non frein. 750 kg

Pneumatiques : 215/60 R 16

Cylindrée : 1998 cm³ 4 cylindres – 16 soupapes – injection directe common rail – turbo

Puissance : 130 ch. à 3800 rpm

Couple : 308 Nm à 2000 rpm

Transmission : Avant

Vitesse maximum : 180 km/h

Accélération de 0 à 100 : 10,3 s

Consommation (ville/route/mixte) : 7,9/_4,9/6 L/100

Emission de CO2 : 159 g/km

 

Un maître achat ?

 

Avec son allure très virile, son moteur performant et sa bonne tenue de route, il flattera certainement les pères de famille voulant se démarquer de leurs voisins.

Chevrolet Orlando 2.0 TDCi 2011

Son prix d’attaque (à partir de 20.200 EUR en finition LS – oct 2011) sera certainement un atout majeur quand les négociations avec sa douce moitié devront être conclues !

Encore faudra-t-il avoir un concessionnaire dans les environs !