Les BMW Série 2 Tourer : en avant toute !

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Sur nos routes depuis 2014, les BMW Série 2 Active Tourer et Gran Tourer ont provoqué à l’époque de leur parution un tollé auprès des puristes de la marque bavaroise car la traction avant s’invitait au programme !

Mais après quatre ans de succès (près de 80 % des Séries 2 sont des Tourer), il était temps de songer à leur restylage : celui-ci, très léger, a été dévoilé cette année au Salon de l’Auto de Bruxelles.

Des monovolumes compacts mais Premium

Rappelons que les Série 2 monovolumes proposent deux carrosseries de longueurs différentes :

  • l’Active Tourer de taille compacte (4,35 m) pour cinq passagers avec banquette arrière et rabattable en trois parties (40/20/40), et un coffre avec plancher repliable.
    Ce dernier offre une capacité de 470 dm³ extensible à 1510 dm³. La contenance de son réservoir est de 51 litres.
    (56 % des Série 2 Tourer sont des Active Tourer)

  • le Gran Tourer de 4,57 m pour cinq à sept passagers grâce à une troisième rangée de deux sièges (en option, deux acheteurs sur cinq la choisissent) repliables dans le coffre dont la capacité varie de 145 dm³ (en 7 places) à 560 dm³ (en 5 places) et à 1910 dm³ (en 2 places). La contenance de son réservoir est de 61 litres.

Par rapport aux lignes originales, peu de changements vraiment visibles : seuls les spécialistes de la marque au double haricot constateront que la calandre s’est élargie et que les versions haut de gamme sont équipées de phares à DEL ainsi que de phares à DEL adaptatifs et dont les feux de route sont automatiques et anti-éblouissement. Ceux-ci ont maintenant un aspect hexagonal, et les antibrouillards sont à DEL.

A l’arrière, le pare-chocs est redessiné tout comme le diffuseur qui intègre maintenant des sorties d’échappement plus larges et même doubles pour les modèles propulsés par un quatre cylindres. Cette modification accentue visuellement sa largeur.

De profil, outre ses 22 cm de plus, le Gran Tourer se distingue de son petit frère l’Active Tourer par une vitre de custode différente et une hauteur supérieure de 5 cm (1,61 m contre 1,56 m).

Pour les fanas de la personnalisation, deux nouvelles teintes sont disponibles ainsi que six nouveaux dessins de jantes en alliage léger de 17, 18 et 19 pouces…

Un intérieur sobre mais technologique

Peu de changement pour ce qui est du design, rappelons que pour les versions 100 % thermiques, les sièges de la deuxième banquette sont disposés sur une glissière coulissante permettant de faire varier le volume du coffre en fonction des besoins.
Ergonomiques mais fermes, les sièges autorisent de longs trajets sans appréhension.

La planche de bord est dans le pur style BMW, sobre voire austère, nous sommes loin des fantaisies admises outre Rhin. Mais le tout reste fonctionnel et ergonomique : un affichage tête haute complète l’instrumentation qui se voit aussi pourvue du système iDrive. En option, différents systèmes de navigation sont disponibles avec un écran tactile de 6,5″ ou 8,8″. La commande vocale est également offerte en complément de l’interface tactile.

Les Services BMW ConnectedDrive proposent une connectivité pour aider le conducteur comme le Real Time Traffic Information (RTTI) ou les notifications Time-to-Leave. L’intégration du smartphone est réalisée par Apple CarPlay et sa recharge peut s’accomplir par induction. BMW précise qu’un point d’accès WiFi pour dix appareils est même prévu.

Une sécurité étoilée

Au niveau de la sécurité, rappelons que les Active et Gran Tourer ont reçu en 2014 cinq étoiles aux tests EuroNCAP et que cette cote a été confirmée en novembre 2016.

A noter que si on opte pour le pack Driving Assistant Pack Plus, les Tourer seront équipés de l’Active Cruise Control avec régulation adaptative de la vitesse entre 0 et 140 km/h, ainsi que du Traffic-Queue Assistant, qui garde automatiquement le véhicule dans sa voie jusqu’à 60 km/h.

Sur route

Outre la 225xe qui est un hybride à essence, les BMW Série 2 Active Tourer et Gran Tourer sont propulsés par des moteurs diesel ou essence dont les puissances s’échelonnent de 109 ch à 192 ch. Sauf les 218d et 220d xDrive ainsi que la 225xe qui disposent de quatre roues motrices, les Tourer sont des tractions avant.

La rédaction a pu essayer un 216d Active Tourer en finition Luxury et un 220i Gran Tourer. Les deux monovolumes étaient équipés de la nouvelle transmission à double embrayage à sept rapports qui a fait son apparition à la place de l’ancienne boite de vitesses automatique six rapports.

Notre Active Tourer 216d reçoit un trois cylindres de 1496 cm³ développant 116 ch à 4000 rpm et un couple maximum de 270 Nm dès 1750 rpm.

Ce moteur diesel intègre un filtre à particules et pour réduire les NOx, ainsi que d’un catalyseur et un système de  réduction catalytique sélective (SCR) utilisant l’injection d’une solution d’urée (AdBlue).
Sa vitesse maximale est de 192 km/h et le 0 à 100 km/h est abattu en 11 secondes. Silencieux à température, il ne vibre pratiquement pas, ce qui est rare pour une configuration en trois cylindres et diesel de surcroit !
Suivant BMW, sa consommation serait de 4,3 l/100 km et ses émissions de CO2 de 113 g/km. Au terme de notre essai, il a fallu y ajouter un bon litre à cette revendication flatteuse, soit 5,5 l/ 100 km et en ville, celle-ci avoisinera les 7 litres ce qui reste encore raisonnable vu le poids (1,4 T à vide).

Suivant l’importateur, cette mécanique est celle qui est la plus choisie, avant les versions 218i et hybride.

Le Gran Tourer 220i reçoit quant à lui un quatre cylindres essence de 1998 cm³ développant 192 ch entre 5000 et 6000 rpm avec un couple maximum de 280 Nm à 1250 rpm. Ce moteur à injection directe reçoit un turbo avec intercooler.

La boîte de vitesses à sept rapports se montre à la hauteur et rétrograde rapidement quand la situation se fait sentir. Comme pour le diesel, trois modes de conduite sont proposés : Eco, Confort et Sport. Au lancement du moteur, il faudra à chaque fois choisir le mode approprié car contrairement à certains concurrents, il ne garde pas en mémoire le choix réalisé précédemment.

Très souple et coupleux, il monte en régime de manière très linéaire et jamais brutale. Évidemment, le mode Sport est plus dynamique, et permettra aussi de se faire flasher plus rapidement…

Sa consommation est une heureuse surprise : nos essais n’ont ingurgités que 6,7 l / 100 km sur route. En ville, il faudra tabler sur 9 litres. Selon BMW, cette version ne sera pas la plus choisie : le diesel a l’air encore d’avoir ses adeptes : les 216d et 218d sont les motorisations les plus demandées… encore actuellement !

Même si la puissance est différente, la conduite de ces deux modèles offre de grandes similitudes. Toutefois, par vent traversier, le Gran Tourer nous a semblé plus sensible, ce qui est normal, vu sa surface latérale supérieure. Leur roulis reste modéré et leur direction est précise quoiqu’un peu lourde. Le freinage est compatible avec la définition du MPV.

Évidemment, vu leur conception, le dynamisme et l’agilité de ces modèles n’ont rien à voir avec le cabrio 220i essayé dans ces colonnes !

Conclusions

Familiales avant tout, les Séries 2 Tourer satisferont les nouveaux clients BMW qui recherchent un MPV suffisamment spacieux, bien motorisé quoique sobre et, qui plus est : Premium !

Débutant à 29.650 EUR, les Active Tourer peuvent vite se révéler onéreuses si les options deviennent trop alléchantes : notre exemplaire, de finition Luxury approchait les 44.000 EUR.

Quant au Gran Tourer, sa progression est la même : proposé à partir de 35.600 EUR, notre exemplaire dépassait les 48.000 EUR.

Comme traction avant bon teint, ils ne feront pas couler des sueurs froides à leur conducteur, qui dans la majorité des cas, est un adepte de la traction avant depuis sa naissance.

Il est évident que pour les partisans de la propulsion, les Tourer leur seront toujours étrangers, même si ceux-ci se vendent comme des petits pains !

Benoît Piette

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