Le nouveau BMW X4 : 4 ans déjà !

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Cela fait quatre ans que BMW a présenté son X4, version coupé du X3. En somme, il s’agissait d’un X6 en réduction. Avec son face-lift, ce dernier s’affranchit encore un peu plus du X3.

Une ligne à peine changée

Cette version « coupé » du X3 n’a finalement qu’un concurrent direct, le Mercedes GLC Coupe. Il partage avec son adversaire cette forme hatchbag qui réduit quelque peu l’habitabilité arrière.

Par rapport à sa version précédente qui a tiré sa révérence en mars 2018, le X4 fait 4,75 m soit 8 cm de plus mais garde toujours cette ligne fuyante qui le différencie fondamentalement du X3. Cette silhouette plus élancée a été appréciée par 6000 Belges et Luxembourgeois. De face, sa proue affiche à présent une calandre plus haute avec des optiques retravaillées à DEL adaptatifs.

Quant à sa poupe, elle dispose d’un nouvel hayon parfaitement distinct du X3. Ses feux sont biseautés et reprennent la signature lumineuse que l’on retrouve sur la série 8. En outre, la plaque minéralogique a maintenant émigré sur le bouclier arrière. Ce hayon motorisé s’ouvre sur un coffre dont la capacité de 525 dm³ s’est agrandie de 25 dm³ mais elle reste toujours inférieure à celle du X3 (550 dm³).

Sièges arrière rabattus électriquement, ce volume atteint 1430 dm³. Défaut inhérent à ces carrosseries hautes sur pattes : le seuil du coffre est particulièrement élevé.

Les versions surfent sur quatre lignes d’équipement : Advantage, xLine, Msport et M Sports X. Les jantes proposées vont de 18″ à 21″.

De la place pour quatre adultes

Les sièges avant sont confortables et chauffants, la teinte blanche du cuir de notre X4 augmente l’impression d’espace mais sont évidemment plus salissants. A l’arrière, la place est suffisante pour deux adultes mais il convient d’ajouter que la tête des basketteurs frôlera le ciel du toit…
Notons aussi que la place en son centre n’est pas très confortable.

Les espaces de rangement sont nombreux et suffisamment profonds pour accueillir tout l’attirail qui accompagne maintenant les passagers…

Notons que pour le confort auditif, le pare-brise peut être acoustique, ce qui est un plus quand le véhicule dispose d’une radio DAB.

La suspension nous semble plus ferme que le X3, mais la fibre plus sportive du X4 explique évidemment cela.

Une technologie à la hauteur

Le cockpit est propre à BMW : clair et précis, il s’articule sur un affichage mi numérique mi-analogique dont le design varie en fonction du mode de conduite choisi. Il peut être secondé par un affichage tête haute. L’écran tactile n’est plus inséré dans le tableau de bord mais simplement posé sur celui-ci, le rendant ainsi plus aérien.

A présent, il est tactile, mais il peut toujours être commandé via l’iDrive par une molette disposée sur la console centrale et dont la surface est sensible à l’écriture. Rappelons que les commandes peuvent s’effectuer vocalement.

Certaines commandes peuvent être également réalisées par des gestes de la main : un gadget superfétatoire qui demande finalement un certain temps pour l’apprivoiser. En revanche, il est possible de recharger son smartphone par induction.

Comme d’habitude chez BMW, la liste d’équipement peut être très longue : celle-ci repose sur les lignes d’équipements, des packs ainsi que des options qui peuvent être commandées séparément. En série, on retrouve les BMW ConnectedDrive Services et Remote Services autorisant l’utilisation immédiate de l’appli BMW Connected (iOS et Android). Sont également présents Apple Carplay, BMW Online Entertainment, la préparation WiFi hotspot, RTTI (Real Time Traffic Info) et BMW Concierge Services.

Sa sécurité

Haut sur la route ce SUV renforce l’idée de sécurité à l’intérieur de l’habitacle. Cependant, à cause des montants A imposants et de la lucarne arrière inclinée, la visibilité périphérique n’est pas son fort. En outre, l’absence d’essuie-glace rend la vision vers l’arrière assez problématique quand il neige.

De manière non exhaustive, le X4 peut disposer du pack assistance à la conduite composé entre autre du régulateur de vitesse adaptatif, du maintien sur la voie actif ; de la surveillance de l ‘angle mort, de l’aide au stationnement, des phares à diodes avec feux de routes automatiques, etc…

Pour la sécurité, en plus de tout l’attirail sécuritaire, le X4 dispose d’origine de l’avertisseur de présence de piétons avec freinage automatique s’il n’y a pas de réactions de la part du conducteur, de l’avertisseur de somnolence, etc… L’EuroNCAP a testé simultanément des X3 et X4 pour leur attribuer cinq étoiles en novembre 2017.

Sur route

Notre exemplaire était propulsé par un quatre cylindre essence turbo de 1998 cm³ à injection directe développant 184 ch de 5000 à 6500 rpm et un couple maximum de 290 Nm constant de 1350 à 4250 rpm. Il reçoit de facto une boîte automatique à huit rapports avec palettes derrière le volant.

Sa puissance est transmise aux quatre roues, mais en conditions de conduite normales, seules les roues arrière seront motrices. Le passage vers les quatre roues motrices s’effectue automatiquement et de manière totalement transparente. Sa direction à pas variable s’avère efficace.

Le X4 est plus dur que le X3 car il est directement équipé de la suspension M Sport qui est plutôt ferme. Par sa présence, le roulis est pratiquement supprimé et le dynamisme s’avère surprenant pour ce mastodonte. Eu égard à son poids approchant les deux tonnes, sa maniabilité surprend.

Mais attention : les lois de la physique ne sont jamais prises en défaut, d’ailleurs les routes sinueuses de la Haute Meuse en sont témoin ! Même s’il s’avère être un bon élève en termes d’agilité, sa masse et ses dimensions ne le feront pas passer pour une berline !

En outre, dans les modes de conduite proposés (Eco Pro, Confort et Sport), il curieux de constater que la boîte de vitesses passe aussi tard les rapports en mode Eco Pro, mode sensé rester bas dans les tours… En revanche, le système de roue libre disponible dans ce mode (une icône bleue reprenant un pied et une pédale) contribue à épargner du carburant mais sa logique de fonctionnement s’avère difficile à appréhender.

Silencieux à régime constant, ce quatre cylindres peut devenir bruyant à l’accélération et son timbre ne ravira certainement pas les amateurs de six cylindres. Il consomme peu en conduite adaptée (environ huit litres aux cent kilomètres). En ville, sa masse implique plus d’appétit qui se traduira par environ 10 à 12 l/100 km.

Conclusions

Le X4, tout comme son grand frère le X6, combine à la fois les dimensions et le poids d’un SUV mais aussi le dessin d’un coupé. Si on s’en tient uniquement à la logique, il est moins spacieux et plus cher que le X3 dont il dérive.

Mais il a pourtant ses adeptes : dans le microcosme X3/X4, un tiers des acquéreurs choisiront le X4.

Proposé à partir de 49.300 EUR alors que la X3 débute à 46.600 EUR, notre BMW X4 xDrive20i était tarifé à 62.200 EUR « grâce » à ses options…

Actuellement, la version la plus choisie reste encore la version xDrive 20d, mais l’opprobre d’aujourd’hui contre le diesel a fait descendre les diesélistes BMW de 80 % à 60 % : O tempora ! O mores !

Benoît Piette

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