Le nouveau BMW X1, une nouvelle livrée

Classé dans : Essais - BMW | 0

Le BMW X1 reste un succès pour BMW en Belgique. Meilleure vente de la marque à l’hélice dans notre plat pays, il ne fallait pas trop brusquer les futurs clients par une révolution esthétique trop radicale.

Une silhouette bien connue

Par rapport au X2, le X1 fait beaucoup plus sage et offre plus d’espace pour ses passagers et leurs bagages. Mesurant 4,45 m, ses dimensions sont entre celles du Peugeot 3008 et de l’Opel Grandland X.

A l’intérieur de la gamme BMW, le X1 vient se placer pile poil entre les monospaces Série 2 Active Tourer et Gran Tourer. Il a été monté sur la plate-forme commune du MINI Countryman. Il mesure 4,45 x 1,82 x 1,60 m et sa garde au sol est de 18 cm.

Sa nouvelle mouture reçoit cette nouvelle calandre où les deux “haricots” traditionnels ne sont plus aussi distincts qu’avant et ressemblent plus à des narines. Cette nouvelle esthétique alourdit quelque peu son allure et le différencie moins de ses concurrents que par le passé.

De même, ses optiques (Adaptive LED Headlights) perdent leur rondeur pour devenir hexagonales et ses antibrouillards également à DEL surgissent des prises d’air latérales.

A l’arrière, le bouclier a été redessiné de même que les feux qui sont à DEL.

Les tests EuroNCAP l’ont gratifié de cinq étoiles en 2015, cette note maximale a été confirmée en décembre 2019.

Un intérieur pratiquement inchangé

Toujours bien agencées et ergonomiques, les fonctions du combiné d’instruments peuvent être commandées de manière conviviale indifféremment par la molette sur la console entre les sièges avant, par la voix ou par l’écran tactile. Un « Head Up Display » (affichage tête haute) peut compléter cette instrumentation.

Son système de navigation comprend en option un écran couleur HD flottant de 10 ¼” au centre du tableau de bord. Notre X1 possédait un système d’aide au stationnement (PDC), des phares et essuie-glaces automatiques.

L’intérieur est extrêmement pratique avec beaucoup d’espace de rangement. En outre, la visibilité périphérique est très bonne.

Les portes s’ouvrent largement et l’empattement de 2,70 m laisse augurer une bonne habitabilité. Celle-ci est sublimée par une banquette arrière coulissante sur 13 cm et un fractionnement des sièges 40/20/40.

Comparativement aux SUV de la concurrence, les sièges placent le conducteur relativement bas. En plus de leur belle apparence, ceux-ci ont un très bon maintien latéral sans être trop raides à l’avant, ce qui n’est pas le cas des places arrière plus fermes.

Le hayon électrique (xLine) s’ouvre sur un compartiment à bagages offrant une capacité de 505 dm³ extensible à 1550 dm³ de forme cubique et donc facilement utilisable.

Lorsque le couvre-bagages n’est pas utilisé, des objets pourront être cachés sous son plancher où se loge un espace de rangement supplémentaire.
Dommage que le seuil du coffre soit un peu haut.

Un moteur à trois cylindres

Notre version, un BMW X1 sDrive 16d Auto, était propulsé par un moteur diesel à trois cylindres de 1496 dm³ combiné à une transmission Steptronic à double embrayage à sept rapports.

Il dispose de soupapes variables VALVETRONIC et calage d’arbre à cames d’admission/échappement (Double Vanos). Pour 2020, ses émissions sont de 107 g/km et répondent aux normes Euro 6d ISC.

Ses 116 ch à 4000 rpm doivent batailler ferme avec les 1600 kg de ce SUV. Mais lors d’une utilisation raisonnée, son couple maximum de 270 Nm entre 1750 et 2250 rpm et sa transmission Steptronic se montreront à la hauteur permettent de limiter les frais de carburant.

Notons cependant qu’il n’y a pas de palettes au volant et que les usagers sportifs devront passer manuellement les vitesses via le changement de vitesse sur la console…

Selon BMW, le 0 à 100 km/h est atteint en 11,5 secs et la maximale dépasse les 190 km/h.

Sur route

Le moteur se lance avec un bouton et montre de l’allant à partir de 1300 rpm jusqu’à environ 4300 rpm. Malgré son architecture à trois cylindres, il se montre silencieux à l’intérieur de l’habitacle et ses vibrations sont bien contenues.

Sans vouloir rechercher son dernier carat, sa consommation moyenne a été de 6,1 l/100 km. Toutefois, une conduite sur les grands axes donnera entre 5 et 6 l/100 km.

En conduite « sportive », sa consommation pourra s’affoler et dépasser les 10 l/100 km et ce, dans un bruit de crécelle typique des trois cylindres.

Consommation moyenne
Consommation sur grands axes
En ville, le X1 consomme entre 7 à 7,5 litres aux cent kilomètres ce qui reste assez quelconque.

Malgré la taille basse des pneus de notre exemplaire, sa suspension s’est avérée confortable. En conduite active, le X1 reste neutre et son roulis est léger : il est vrai que la puissance contenue du moteur ne perturbera peu la géométrie de la suspension.

Ses freins sont puissants et la direction est dans la lignée de ce que produit BMW. Même s’il s’agit d’une traction avant, elle reste légère et précise en toutes circonstances.

Spécifications techniques

Fichier pdf à télécharger

Conclusions

Le X1 est une réussite commerciale pour BMW : bien que ce SUV ne traduit pas toujours vraiment le slogan  “Freude am Fahren”, il reste une valeur sûre.

Même si son look discret ne cache pas ses origines bavaroises, le X1 sDrive 16d Auto de notre essai offre beaucoup de confort et pas mal d’aspects pratiques.
Certes, ce n’est pas avec son petit 1500 cm³ qu’il ravira les fans de la marque à l’hélice, mais la qualité de sa fabrication et sa finition séduiront ses propriétaires.

Reste le prix : débutant à 32.300 EUR, avec la ligne xLine et les packs Business Plus et Travel, notre version frisait quand même les 48.000 EUR !

N’est pas premium qui veut !

Benoît Piette

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

43 − = 34