BMW i3s : Le plaisir en ville

Classé dans : Essais - BMW | 0

BMW profite du restylage de son modèle électrique pour nous proposer la i3s, une version musclée sur un châssis adapté avec une puissance en hausse.

Après 4 ans et plus de 90.000 véhicules vendus, le constructeur bavarois a décidé de rafraîchir son modèle et d’étendre la gamme avec cette étonnante sportive. Il est en effet surprenant que seul le côté sportif ait été amélioré. L’amateur de « full électrique » s’attendrait plus à ce que l’on se penche sur l’éternel problème de l’autonomie. Mais BMW a choisi pour le sport et le dynamisme.

Au premier coup d’œil

Si toutes les i3 arborent des boucliers redessinés et plus agressifs, seules les i3s adoptent des roues de 20″ d’origine et des élargisseurs d’ailes. La garde au sol a été abaissée de 10 mm et les voies ont été élargies de 40 mm.

La i3s est aussi reconnaissable à la teinte noire de ces montants avant et de son toit.

Il est également à noter que ce modèle est maintenant équipé de série de phares LED.

Et si on s’installait

Cette version sportive a gardé le tableau de bord anticonformiste de la i3 et perd donc l’effet de surprise qu’avait suscité la sortie de cette citadine électrique.

Mais son mélange de matériaux recyclés reste toujours aussi séduisant.

Lors de ce lifting, BMW a choisi de mettre à jour le système d’infodivertissement iDrive. Vous pourrez maintenant encore mieux profiter du contrôle vocal, de l’Apple Car Play et des informations relatives au stationnement et aux points de recharge.

La i3s dispose d’une structure en plastique renforcée par de la fibre de carbone, ce qui a permis de se passer de montant central et d’avoir une ouverture des portières de manière antagoniste.

Malgré ces petites dimensions, 4,01 m de long, 1,79 m de large et 1,59 m de haut, la i3s offre un espace confortable à l’avant comme à l’arrière.

Grâce à sa banquette rabattable (50/50) notre petite citadine nous offre tout de même de 260 à 1100 l en préservant une surface de chargement à fond plat.

Allez, en route…

Nos habitudes des véhicules à moteur thermique sont bien tenaces, et démarrer sans émettre le moindre bruit nous surprend encore toujours.

Ce silence n’est brisé que par le bruit du vent et les très légers bruits de roulement qui peuvent apparaître en prenant de la vitesse.

Avec une puissance de 135 kw (184 ch) et son couple de 270 Nm, cette petite bombe citadine vous emmènera à 100 km/h en 6,9 secondes.

La reprise de 80 à 120 km/h se fera en seulement 4,3 secondes.

Si le décollage est costaud, lâcher la pédale d’accélérateur équivaut à freiner. La pédale de frein est uniquement là pour les freinages d’urgence. Le « one pedal driving » (conduite à pédale unique) est très efficace et suffisant dans la plupart des situations normales de circulation.

Pour soutenir cette cadence nous pouvons compter sur une suspension ferme et une direction précise et directe comme BMW nous y a habitué.

Mais le point d’attention de toute voiture électrique est l’autonomie. La i3s n’est disponible qu’avec la grosse batterie de 33 kWh/94 Ah de la i3. Sur base de l’ancien cycle NEDC les i3 devaient atteindre une autonomie de 280 km. Le nouveau cycle WLTP annonce avec un peu plus de réalisme 245 km.

Lors de notre essai nous sommes arrivés à un peu plus de 200 km en usage mixte et en n’étant pas toujours en mode ECO+. Ce dernier coupe les accessoires énergivores, comme l’air conditionné, et limite la vitesse à 90 km/h.

Et combien ça coûte ?

Pour vous offrir la i3s, il vous faudra tout de même débourser la somme de 42.850 €.

BMW propose, en option, le « Range Extender » pour améliorer l’autonomie. Il s’agit d’un petit deux-cylindres à essence de 647 cm³ développant 38 ch et 56 Nm de couple. Trop faible pour mouvoir le véhicule, il veillera à maintenir le niveau de la batterie le plus longtemps possible. Avec cette option la i3s vous reviendra à 47.450 €

Conclusions

Contrairement à la Nissan Leaf qui joue clairement la carte du confort et non des performances, BMW a choisi tout l’inverse.

Si l’i3s ne propose pas plus d’autonomie que sa devancière, son surcroît de puissance et ses performances accrues en font une citadine électrique des plus amusantes à conduire.

Guy Gysemberg

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

− 2 = 1