L’A1 Citycarver, le petit crossover d’Audi

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Un moyen simple de métamorphoser une petite citadine en une baroudeuse du bitume, c’est de la rehausser et d’appliquer des accessoires de carrosserie, chose qu’a réalisé Audi avec son A1 Citycarver.

A l’instar de Skoda avec les “Scout”, Ford avec les “Active” ou même Dacia avec ses modèles “Stepway”, il permet à Audi de proposer une alternative plus politiquement correcte aux pourfendeurs des SUV citadins.

Des appendices d’aventurier

Plus haute de 4 cm par rapport à l’A1 Sportback dont elle partage la technologie et le design, l’Audi A1 Citycarver fait 4,04 m de long. Elle reçoit une nouvelle suspension ainsi que des roues dont le diamètre des jantes débute à 16” mais peut aller jusqu’à 18” avec le pack Dynamic.

A l’avant, et comme les modèles Q de la marque Premium, elle est équipée de la calandre Singleframe octogonale. Gageons que sa fragilité ne souffre pas trop des inévitables petits coups qui sont la rançon des véhicules circulant régulièrement en ville.


Les prises d’air polygonales situées sur chaque côté sont factices le même dessin est reproduit à l’arrière. La Citycarver peut être équipée de phares full LED avec clignotants arrière à défilement.

De profil, elle reçoit une protection couleur inox sur ses bas de caisses, des passages de roue ainsi que des moulures latérales censées évoquer des capacités tout-terrain qu’elle ne possède évidemment pas avec ses 16 cm de garde au sol.

A l’arrière, son pare chocs a été redessiné pour faire écho à l’aspect robuste de la calandre et un spoiler de toit apparaît au dessus du hayon. Ce dernier s’ouvre sur une capacité de 335 dm³ à 1090 dm³ quand les dossiers de la banquette arrière sont abaissés.

Par rapport à l’A1, et à équipement égal, l’A1 Citycarver pèse 50 kg de plus soit 1245 kg.

Sa palette de couleurs comprend neuf teintes extérieures dont deux couleurs de toit contrastantes.

En outre, avec le pack Shadow Look, l’A1 Citycarver voit ses accessoires de la partie inférieure de sa carrosserie teintés de noir (Deep Black).

Notre exemplaire, de teinte Pulse Orange était une édition de lancement appelée “edition one” qui était montée sur des roues de 18”.

Un intérieur premium

Grâce à sa hauteur plus élevée, l’accès à son bord est facilité. De même, sa visibilité vers l’extérieur est meilleure.

Le petit volant multifonction à trois branches tombe bien en main, vu la présence d’un frein à main classique, l’accoudoir central n’est que symbolique.
Montée sur la plateforme MQB A0 dont l’empattement fait ici 2,55 m, quatre adultes pourront y prendre place sans trop de problèmes. Les sièges avant de notre modèle étaient chauffants.

Comme “edition one”, son habitacle était basé sur la ligne intérieure « S line » avec des inserts orangés sur le tableau de bord et la console centrale ainsi qu’un rappel de la couleur sur la sellerie.

Le Virtual Cockpit et la navigation MMI Navigation avec Google Earth équipaient notre exemplaire, lui donnant ainsi une touche à la fois technologique et haut de gamme. Toutefois, pour obtenir un habitacle encore plus personnalisé, il faudra puiser dans le volumineux catalogue des options.

Malgré son statut “Premium”, l’intérieur utilise beaucoup de plastic que l’on retrouve sur ses sœurs moins huppées à savoir la VW Polo, la Seat Ibiza ou la Skoda Fabia. Assez curieusement pour une Audi, le démarrage sans clef et la caméra arrière ne sont pas de série.

L’info-divertissement « Audi Connect » peut se compléter avec un point d’accès Wi-Fi et l’intégration complète du smartphone (interface – 640 EUR). Ce petit crossover peut également se doter d’une installation « Bang & Olufsen 3D Premium Sound System » développant une puissance de 560 watts.

La sécurité

En termes de sécurité, l’A1 Citycarver dispose de série d’un régulateur de vitesse, du Park Assist, de la détection des piétons et cyclistes ainsi que de l’avertisseur de changement de voie.

Aux tests réalisés par l’EuroNCAP en septembre dernier, l’A1 a récolté cinq étoiles et d’excellentes cotes pour la protection des passagers adultes et enfants ainsi que pour les piétons.
Quant aux aides à la sécurité, elles ont récolté 80 %.

Une motorisation bien connue

Notre exemplaire faisait appel au moteur à trois cylindres de 999 cm³ à injection directe du groupe VW. Il développe ici 116 ch de 5000 à 5500 rpm et un couple maximum de 200 Nm constant entre 2000 et 3500 rpm. Cette puissance est envoyée aux roues avant via une transmission S-Tronic à sept rapports avec palettes au volant. Il ne s’agit donc nullement d’une 4×4 ou Quattro dans le langage Audi. C’est peut être la raison pour laquelle elle n’a pas été baptisée “Allroad”.

Suivant Audi, sa vitesse maximum est de 198 km/h et 10,4 sec seront nécessaires pour atteindre le 100 km/h. Cette légère dégradation des performances provient sûrement du Cx qui passe de 0,31 à 0,34. Toujours suivant le constructeur, sa consommation moyenne est de 5,2 l/100 km ou des émissions de 119 g CO2/km (NEDC). Ce qui correspond à 6,6 l/100 km et 150 g/km suivant les nouvelles normes WLTP. Son réservoir peut contenir 40 litres.

Notre exemplaire disposait de la suspension pilotée qui fait partie du Pack Dynamic (en option). Ce système appelé “Audi drive select” offre une suspension avec amortisseurs réglables avec quatre modes (auto, dynamic, efficiency et individual). Le mode “Auto” étant le mode par défaut à chaque démarrage.

Bien qu’efficace sur les routes et les ralentisseurs qui fleurissent tant en ville, la suspension reste ferme. Cette raideur détonne quelque peu avec l’impression de souplesse que l’on aurait pu attendre à la fois par la hauteur de la caisse et par la sophistication de cette suspension optionnelle avec, il est vrai, des pneus de 18”…

Sur route, le bruit du moteur n’est pas trop dérangeant à vitesse stabilisée. Mais au démarrage ou sous l’action du Stop & Start, ses trois cylindres s’ébrouent avec peu de délicatesse. Vaillant, il monte facilement en régime dans un bruit de crécelle qui nous rappelle feu les Wartburg, l’odeur en moins…

Grâce à la boîte DSG, les à coups à basse vitesse sont mieux filtrés.

Sa consommation reste raisonnable : entre cinq et six litres sur route ouverte, six à sept litres sur autoroute à 120 km/h et de huit à neuf litres en ville. Au terme de l’essai, la rédaction a mesuré une consommation de 6,4 l/100 km.

En roulant gentiment, il est possible d’approcher les 600 km d’autonomie.

Conclusions

Avec l’A1 Citycarver, Audi propose une petit crossover dont le design branché séduira les jeunes familles citadines tout en les différenciant des traditionnels SUV devenus trop courants. Évidemment, son apparence de baroudeur ne se limite qu’au cosmétique car il n’y a pas de 4×4 au programme.

Plus haute de 4 cm, elle offre une meilleure visibilité et un accès plus aisé, en revanche, son habitacle reste identique à l’A1.

Quant à son comportement routier, quoique ferme, il reste très similaire à l’A1. Vu son SCx plus imposant, l’A1 Citycarver consomme fractionnellement plus mais dans des proportions tout à fait raisonnables.

Quant au prix, l’A1 Citycarver toute nue est facturée à partir de 25.510 EUR mais notre exemplaire en « Launch Edition » avec les packs « Business Plus », « Dynamic » (avec suspension pilotée), et d’autres options, l’addition atteint 40.210 EUR !

Benoît Piette

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