L’Alfa Romeo Giulia : le retour à la propulsion

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Au rayon des propulsions premium, il ne restait en Belgique plus que les Mercedes, BMW et Jaguar et d’autres plus exotiques comme Lexus, Infiniti ou Maserati. Voici qu’Alfa Romeo revient à ses traditions avec sa nouvelle Giulia : pourra-t-elle les détrôner avec son esprit latin ?

 

Une très belle ligne

L’objectif – non avoué – est certainement de faire de l’ombre à la BMW série trois ou la Mercedes classe C : en comparant les voitures, il impossible de ne pas constater la similitude de leurs dimensions.

 

Alfa Romeo

BMW

Mercedes

 

Giulia

Série 3

Classe C

Longueur

4,64 m

4,63 m

4,69 m

Largeur

1,86 m

1,81 m

1,81 m

Hauteur

1,44 m

1,44 m

1,44 m

Volume du coffre

480 dm³

480 dm³

480 dm³

Malgré sa taille, la Giulia ne fait pas « grosse voiture » : ses proportions la font apparaître plus petite qu’elle ne l’est vraiment. Ses ailes arrière puissantes et son capot plongeant lui donne l’air d’être un fauve près à bondir.

Ce dessin est encore célébré par la légendaire calandre au trèfle elle aussi en position très basse. Quatre niveaux de finitions (Giulia, Super, Veloce et Quadrifoglio) sont proposés.

De profil, sa silhouette est l’expression même du style italien par un sens inné des proportions et d’une certaine sobriété de ses lignes.

Les blocs optiques avant et arrière ont été étudiés par Magneti Marelli en partenariat avec Alfa Romeo : pour une réponse plus rapide, les feux arrière sont à DEL.

 

Un intérieur lumineux

L’habitacle de couleur havane est lumineux. Les sièges sont bien dessinés, à l’arrière, ils sont suffisamment creusés pour accueillir deux adultes sans pour autant interdire une troisième personne.

Cependant, vu le tunnel de transmission assez conséquent, elle sera de préférence à réserver à un enfant.

La planche de bord au dessin épuré et orientée vers le conducteur dispose d’un écran haute résolution de 8,8″. Son système d’infodivertissement et du GPS Connect 3D Nav est développé en collaboration avec Magneti Marelli.

Il se commande uniquement au moyen d’une molette placée sur la console entre les sièges avant. A côté de celle-ci se trouve le sélecteur Alfa™ DNA qui adapte le comportement dynamique de la Giulia selon trois modes : Dynamic, Natural, Advanced Efficiency (mode efficience énergétique).

 

Sécurité

La Giulia a obtenu un score maximal (5 étoiles) lors du test EuroNCAP. Elle obtient ainsi un résultat de 98% pour la protection des adultes, 81 % pour celle des enfants et 69 % pour celle des piétons. Les aides à la sécurité ont été cotés à 60 %.

 

Sur route

La gamme Giulia est équipée de moteurs diesel et essence, disposés en ligne et tous construits en aluminium :

  • En diesel, les 2.2 JTDm de 136, 150, 180 et 210 ch avec boîte de vitesses manuelle à 6 rapports ou automatique ZF à huit rapports.
  • En essence, le 2.0 de 280 ch et le 2.9 V6 Biturbo de 510 ch avec boîte de vitesses manuelle à 6 rapports ou automatique ZF à huit rapports.

Pour notre essai, la rédaction a pu essayer une Giulia 2.2 JTDm 136cv Automatique. Ce modèle est propulsé par un gros diesel de 2143 cm³ développant 136 ch à 4000 rpm pour un couple généreux de 380 Nm disponible à 2000 rpm.

Particulièrement rocailleux à froid, il devient silencieux à vitesse constante : à 120 km/h, il ne tourne qu’à 1600 rpm !

Comme pour la BMW Série 3, notre Giulia est équipée de la boîte automatique ZF 8HP70 à huit rapports. Sa direction est très directe et précise à souhait et permet au conducteur de se délecter à son bord grâce à une excellente répartition des poids de la machine (50/50).

La suspension est ferme mais ne peut pas être considérée comme dure. Les freins sont puissants et endurants.

Grâce à son couple élevé, la Giulia reprend facilement à condition d’utiliser les modes Natural ou Dynamic, car le mode Advanced Efficiency annihile toute velléité sportive mais autorisera en revanche des consommations bien en dessous des six litres (5,4 l/100 km).

 

Conclusions

La Giulia est une révélation : le retour à la propulsion de la firme italienne s’est réalisé sous les meilleurs auspices grâce à une Giulia parfaitement au point : certes, d’aucun lui reprocheront une finition pas aussi parfaite que ses concurrents germains, mais le plaisir de conduire est bien présent. En outre, elle se pare d’une ligne séduisante au caractère bien latin reconnu par l’Union des Journalistes Automobiles Italiens lors de leur concours « Auto Europa 2017 » qu’elle a remporté en 2016. Toujours dans les reconnaissances officielles, la Giulia a également remporté dans le domaine de la conception automobile l’EuroCarBody 2016 décerné par l’« Automotive Circle International ».

Vendue de 32.300 à près de 80.000 EUR, il faut reconnaître que sa palette est large ! Notre exemplaire, une 2.2 JTDm 136cv Automatique, est annoncée à partir de 35.000 EUR.

Espérons que pour compléter la gamme et mieux se défendre vis à vis de ses marques concurrentes, Alfa Romeo lancera une version break qui – nous n’en doutons pas – obtiendra un beau succès.

 

Benoît Piette

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