Essai : Abarth 500C

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Abarth 500C


 

Avec les 500/500C, Fiat a visé juste.

Ces deux sympathiques petites autos connaissent un succès indéniable, et le groupe FIAT en multiplie les versions et les séries spéciales à souhait.

 

Après avoir interrompu la production en série de versions sportives des petites Fiat populaires, la marque Abarth a été ressuscitée en 2007.

 

La gamme ne se composait, alors, que d’une version « vitaminée » de la Punto.

Celle-ci a, depuis, été épaulée par les Abarth 500/500C en de nombreuses déclinaisons.

 

Rappelons que l’Abarth 500 a été divulguée au grand public lors du salon de Genève 2008, et que la version découvrable, la 500C, a été dévoilée, également à Genève, en 2010.


Abarth 500C

Globalement, les formes des 500/500C sont très réussies.

Sans aucun doute, les 500/500C actuelles sont bien les filles spirituelles de leur aînée, la Nuova 500 de 1957.

Sous une ligne habilement modernisée et hautement sympathique, se cache une mécanique et un train roulant modernes :

Traction sur les roues antérieures, moteurs essence et diesel «propres» et économiques, équipements de sécurité et de dépollution dernier cri, etc.

Par contre, comme les MINI, les 500/500C ne jouent plus dans la même catégorie de taille que leurs illustres ancêtres, puisque la longueur est passée de 3 mètres à plus de 3,5 m.

Par rapport à la Fiat 500/500C, les membres de la famille Abarth 500/500C ont subi quelques modifications esthétiques destinées à leur donner un « look » plus agressif, plus en adéquation avec le caractère « pétillant » des autos, et malgré cela, elles conservent un attrait certain de la part de la «gente féminine », comme toutes les Fiat 500.

Sans doute est-ce là une raison partielle de leur succès.

Comme autre facteur de réussite des Abarth 500/500C, on pourrait évoquer l’image que véhicule la marque au scorpion.

 

Abarth 500C

Gamme



L’Abarth 500C est équipée d’un moteur 4 cylindres en ligne de 1.368 cm³, disponible en 2 versions de puissance (135 ou 140 ch), accouplé à une boîte de vitesse séquentielle à 5 rapports, Abarth Competizione.

Les Abarth 500C sont proposées sur le marché belge au prix (TVAC) de :

20.300 € (135ch)

21.500 € (140ch)

De plus, Abarth propose un large assortiment d’options et d’accessoires, qui pourraient provoquer quelques dérapages budgétaires.

 

Abarth 500C

Voiture d’essai.



L’Abarth 500C dont nous avons pu disposer avait était une version 140 ch, et avait 19.225 km au compteur.

Elle était chaussée de pneus Pirelli PZero Nero 205/40 ZR 17 84 W.

Vendue au prix de base 21.500€ TVAC (21%), elle était pourvue de la peinture bicolore, proposée à 700 € TVAC, des étriers de freins peints en rouges (150 €) et d’un intérieur cuir, facturé 1.000 € TVAC.

Le prix total s’élevant ainsi à 23.350 € TVA de 21 % incluse.

Ce n’est pas donné, mais on ne peut pas dire, à l’heure actuelle, que ce soit exagéré.

 

Abarth 500C

Intérieur et équipement



Les 2 larges portes offrent un accès aisé aux places avant.

L’espace disponible, tant aux jambes, qu’aux coudes ou aux épaules est tout à fait satisfaisant.

En accédant et/ou en sortant de la voiture, il faut prendre garde à ne pas salir, voire abîmer, les jupes aérodynamiques qui ornent les bas de caisse en les effleurant.

Les sièges en cuir optionnels dont était pourvue notre voiture d’essai se sont avérés relativement durs, tout en offrant un soutien dorsal et latéral de bonne qualité.

Le volant multifonction recouvert de cuir tombe très bien en mains et est agréable au toucher.

 

Abarth 500C

 

L’absence totale d’un levier de commande de changement de vitesse peut surprendre lors de la prise en main de la voiture.

Il n’y a plus que quelques touches à enfoncer pour choisir le mode de fonctionnement (marche avant/marche arrière, manuel/automatique, point mort).

Le passage des rapports s’effectue par des palettes placées derrière le volant.

Ces palettes accompagnent le volant, de telle façon qu’elles restent toujours à portée de «doigts».

Le volant, au toucher plutôt agréable, tombe bien en mains. Remarquons également qu’il est aplati du côté inférieur.

Curieusement, la colonne de direction ne se règle qu’en hauteur.

 

Abarth 500C



L’ensemble du tableau de bord est relativement simple.

Devant les yeux du conducteur/pilote (biffez la mention inutile), un cadran, dans lequel on trouve le compteur de vitesse et le compte-tours, concentriques.

Au centre, l’affichage de l’ordinateur de bord, pas toujours aisé à déchiffrer.

A gauche, un cadran qui informe le conducteur quant à la pression du turbo, ajoute une note sportive du meilleur effet à l’ensemble.

Globalement, la finition semble satisfaisante, même s’il reste au Groupe Fiat encore du chemin à parcourir pour atteindre le niveau de finition des marques premium (Mini, pour ne pas la citer).

Il faut se rendre à l’évidence, l’Abarth 500C est une 2plus2.

Bien sûr, il y a moyen de se déplacer à 4 (on a écrit se déplacer, et non voyager), mais les places arrière sont essentiellement des places d’appoint.

Les jeunes pourront plus facilement s’en accommoder, mais les longs voyages relèveront toujours de l’expédition (ce qui implique des conditions de voyage basiques).

Le coffre à bagage offre un volume de 185 L.

Heureusement, les dossiers des sièges arrière peuvent se rabattre pour offrir un volume de chargement nettement  plus important et qui permet donc de se mouvoir à 2 ou à 3 en emportant un peu plus que sa brosse à dents et son maillot.

Le couvercle du coffre est de dimensions restreintes, ce qui ne facilite pas l’accès à ce dernier.

De plus, lorsque la capote est complètement ouverte, le coffre n’est rendu accessible que par la fermeture partielle du toit ouvrant qui est actionnée automatiquement lorsqu’on enfonce le bouton d’ouverture du coffre…

La visibilité vers l’arrière est assez moyenne et, une fois la capote fermée, certains passagers peuvent éprouver un sentiment de claustrophobie.

Quant aux espaces de rangement, ils ne sont pas légion : une boîte à gants ouverte face au passager avant, un petit rangement à la gauche du volant, des rangements pour cartes dans les portes et 2 porte-cannettes tant à l’avant qu’à l’arrière.

That’s it, folks.

Globalement, l’équipement de série est correct.

Il comprend, entre autres, les rétroviseurs extérieurs chauffants et à commande électrique, le verrouillage centralisé à télécommande, les vitres arrière surteintées, le volant sport multifonction recouvert de cuir et réglable en hauteur, la direction assistée à double stratégie (Normal et Sport), les phares bi-xénon, les phares antibrouillards à l’avant, le conditionnement d’air bizone automatique, le siège conducteur réglable en hauteur, système d’aide aux manœuvres de parc, boîte de vitesse Abarth Competizione à double stratégie (Normal et Sport), le système de contrôle électronique de la stabilité (ESP) avec anti patinage et aide au démarrage en côte, le système ABS avec répartiteur électronique de force de freinage, les coussins gonflables frontaux et latéraux à l’avant, les coussins gonflables rideaux et un coussin gonflable pour les genoux du conducteur (pourquoi pas pour le passager avant ?).

Abarth 500C

Moteur et transmission



L’Abarth 500C essayée est équipée d’un moteur 4 cylindres en ligne de 1.368 cm³, qui développe la puissance non négligeable de 140 CV au régime assez paisible de 5.500 tr/mn.

Quant au couple maximum, il s’élève à 180 Nm à 2.000 tr/mn en mode normal. Si on enfonce la touche Sport, on obtient un surcroît de 26 Nm au même régime (206 Nm à 2.000 tr/mn).

Ces régimes relativement bas traduisent le progrès effectué au niveau des motorisations.

Aujourd’hui, les moteurs au caractère sportif sont beaucoup plus faciles à vivre, tant à l’usage, qu’à l’entretien.

Il est indubitable qu’autrefois, les Abarth routières qui ont construit l’image de la marque, étaient bien plus extrêmes que la gamme actuelle.

Les montées en régimes et les accélérations sont franches.

Ceci dit, elles ne sont pas fulgurantes. Il est vrai aussi, qu’avec 1.160 kilos en ordre de marche, l’Abarth 500C est loin d’être aussi légère que ses lointaines aïeules, qui, quant à elles, devaient se contenter de cavaleries nettement plus modestes.

Comme il se doit, le moteur, aidé par un échappement « conçu pour », produit une sonorité du plus bel effet : une symphonie pour les amateurs. Pour les autres, cette même sonorité pourrait devenir fatigante sur longues distances.

L’accroissement du couple en mode Sport est réellement perceptible. Même en milieu urbain, il nous semble préférable d’opter pour ce mode, tant ce « bonus » de couple rend la conduite plus agréable, plus confortable, plus aisée.

Quant aux consommations, nous avons effectué 2 mesures. La première a été réalisée essentiellement en milieu urbain avec quelques petites échappées sur autoroute pour aller flirter avec des vitesses politiquement incorrectes (9,2 L/100 km).

La deuxième s’est déroulée essentiellement sur autoroute, et nous avons mesuré un excellent  5,5 L/100 km.

Précisons quand même que nous avons obtenu ce deuxième chiffre en roulant à l’économie, c’est à dire tout à fait  à l’opposé de la philosophie de la marque.

L’utilisation de la boîte de vitesses en mode automatique s’avère lente.  Le passage des rapports est très loin d’être imperceptible.

En mode manuel, la boîte est nettement plus agréable, même si elle demeure assez lente.

Abarth 500C

Comportement routier.



Malgré ses dimensions, qui sont celles d’une citadine, on ne peut pas vraiment dire que l’Abarth 500C soit vraiment à l’aise en milieu urbain. En effet, elle manque de maniabilité (rayon de braquage) et les manœuvres ne sont donc pas toujours faciles à exécuter.

Sur parcours sinueux, l’Abarth 500C est assez agile et procure un plaisir de conduite incontestable.

La tenue de route est bonne, mais, vu la raideur des suspensions, elle dépend beaucoup de l’état de la chaussée.

Il va sans dire que la fermeté des suspensions nuit également au confort global.

En mode Sport, la direction est plutôt ferme, réactive et donne un bon feedback au pilote.

En mode normal, elle nous a semblé un peu trop légère, et le conducteur semble plus isolé de la route.

 

Abarth 500C

Garantie

Conformément aux directives européennes en la matière, toute Abarth 500C neuve reçoit une garantie de 2 ans, kilométrage illimité.

En outre, les défauts de la peinture sont couvert pendant 36 mois et la perforation de l’intérieur vers l’extérieur, due à la corrosion est prise en charge pendant 8 ans.

Abarth 500C


Conclusion



Nous l’avons déjà écrit précédemment, les 500/500C, tant Fiat qu’Abarth, constituent un succès pour le groupe Fiat.

L’Abarth 500C est la version affutée de la Fiat 500C. Elle offre des performances tout-à-fait honnêtes, et surtout un plaisir de conduite incontesté.

Sur parcours routier, on peut pleinement profiter de ses performances et de son comportement agile. La tenue de route est bonne, mais sur des revêtements imparfaits et lors de passages de certains joints, la vigilance est de rigueur.

Il est vrai aussi que ces performances, cette agilité et le plaisir de conduite qu’elle engendre, sont obtenus au détriment du confort.

Non pas que l’Abarth 500C soit réellement inconfortable, mais il est évident que cet aspect des choses soit éminemment perfectible.

Proposée au prix de 21.500 €, TVAC, l’Abarth 500C constitue une offre très intéressante dans la niche des petites voitures sportives dérivées de modèles plus sages et écologiques.

 

Abarth 500C

Principales données techniques.

Moteur.

Puissance fiscale (Belgique)

Carburant Essence

Positionnement Transversalement à l’avant

Nombre de cylindres 4 en ligne

Culasse Aluminium

Arbres à cames Double arbre à cames en tête commandé par courroie crantée

Nombre de soupapes par cylindre 4

Alésage x course 72 x 84 mm

Cylindrée 1.368 cm³

Taux de Compression 9,8 : 1

Alimentation Injection directe Bosch MED 7.9.10

Suralimentation Turbo IHI RHF3-P à géométrie fixe avec échangeur d’air

Puissance maximum 140 CV/103 kW à 5.500 tr/min

Couple maximum 180 Nm à 2.000 tr/min (206 Nm à 2.000 tr/mn en mode Sport)

Transmission.

Transmission Aux roues avant

Boîte de vitesses Boîte séquentielle à 5 rapports

Châssis

Direction A crémaillère à assistance électrique à double stratégie (normal/sport)

Diamètre de braquage entre trottoirs 9,5 m

Suspension avant Roues indépendantes de type McPherson, triangles transversaux,

                              amortisseurs, ressorts hélicoïdaux et barre stabilisatrice

Suspension arrière Essieu de torsion (semi-rigide), amortisseurs et

                                ressorts hélicoïdaux.

Système de freinage Double circuit en diagonale avec assistance et système

                                   ABS.

Freins avant Disques ventilés de 284 x 22 mm avec étrier flottant

Freins arrière Disques pleins de 240 x 11 mm avec étrier flottant

Aides à la conduite Contrôle électronique de la stabilité (ESP), ABS,

                                ASR(anti-patinage), EBD répartiteur électronique de force

                                de freinage), HBA (Hydraulic Brake Assistance, aide au

                                freinage d’urgence), Hill Holder (système d’aide au démarrage

                                en côte), Torque Transfer Control (TTC)

Pneus (monte standard) 195/45 R 16 84V XL

Réservoir de carburant 35 L

Dimensions.

Longueur 3.657 mm

Largeur (avec/sans rétroviseurs) 1.627/1.893 mm

Hauteur 1.480 mm (1.485 mm avec pneus 205/40 R 17)

Empattement 2.300 mm

Voie avant 1.595 mm

Voie arrière 1.575 mm

Volume du coffre selon VDA 185 L.

 

Poids.

Poids en ordre de marche 1.160 kg

Masse maximale admise 1.440 kg

Poids de la remorque freinée 800 kg

Poids de la remorque non freinée 400 kg

Poids maximum sur le crochet de remorquage 60 kg

Performances, consommations et rejets CO2 .

Vitesse maximale 205 km/h

Accélération de 0 à 100 km/h 8,1 sec

Consommation en milieu urbain 8,4 L/100km

Consommation en milieu extra-urbain 5,4 L/100km

Consommation en cycle mixte 6,5 L/100km

Consommation lors de l’essai entre 5,5 et 9,2 L/100km

Rejets CO2 151 g/km

Abarth 500C