Selon une enquête de Bosch en Belgique, la confiance dans l’avenir de la voiture électrique ne se traduit pas encore par des achats.

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Deux Belges sur trois pensent que la voiture électrique a un avenir dans les dix prochaines années. Quelques obstacles demeurent néanmoins, comme le montre une étude que Bosch a fait mener auprès de 1.000 Belges.


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L’autonomie actuelle de 150 à 200 kilomètres est insuffisante pour près de deux tiers des sondés. 95 % d’entre eux pensent d’ailleurs qu’une voiture électrique est plus chère qu’une voiture équipée d’un moteur à explosion traditionnel.



En conséquence, la plupart des Belges opteront pour une voiture essence ou diesel lorsqu’ils changeront de véhicule.

 

Dans le cadre de cette étude menée par Ivox au cours des deux premières semaines du mois de novembre, Bosch a sondé l’avis de 1000 Belges sur la mobilité et la durabilité.

Les sondés ont été interrogés sur leur voiture mais aussi sur les moyens de transport alternatifs et l’utilisation qu’ils en font.

 

La voiture reste le moyen de transport le plus utilisé, le vélo est surtout populaire en Flandre

 

La voiture reste le moyen de transport privé le plus utilisé en Belgique.

C’est le cas pour 75,1 % des sondés Flamands et 91,4 % des Wallons.

Vélo - FietsLe vélo est un phénomène principalement en Flandre : 83,4 % des sondés flamands déclarent disposer d’un vélo ; ils sont à peine la moitié à Bruxelles et en Wallonie. Pour 22,6 % des Flamands, le vélo est même le moyen de transport le plus utilisé (contre une moyenne belge de 18,6 %).

Alors que la voiture est surtout utilisée pour les vacances, le temps libre fonctionnel (aller chercher les enfants, faire les courses,…) et le trajet domicile-travail, le vélo est le numéro 1 des loisirs.

Un quart des Belges utilise cependant le vélo pour le trajet domicile-travail.

29,7 % des Flamands sont dans ce cas et 26,8 % des Bruxellois.

 

 

La Belgique reste le pays du diesel, les voitures hybrides prennent pied

 

Une majorité des sondés roule au diesel (65 %) et 46,4 % comptent remplacer leur véhicule par un diesel.

La consommation, le nombre de kilomètres parcourus annuellement et le prix du carburant sont les principales raisons qui poussent les Belges à opter pour une voiture au diesel.

Toyota Prius plug in

Près d’un Belge sur sept (14,8 %) pense à un moteur hybride pour son prochain véhicule.

L’hybride convainc surtout à Bruxelles (33,4 %).

Les sondés qui choisissent une voiture hybride le font avant tout pour des raisons écologiques (85,3 %), pour la consommation (63,2 %) et pour les primes (41,6 %).

 

Les moteurs diesel et essence deviennent encore plus propres

 

90,1 % des sondés sont sûrs que les moteurs à explosion actuels peuvent devenir encore plus propres et écologiques dans les dix prochaines années.

Quatre Belges sur cinq sont prêts à payer un supplément pour une voiture diesel ou essence plus propre, à condition que les coûts d’utilisation totaux diminuent.

« Tout comme lors de la première enquête de 2009, une vaste majorité des Belges part du principe que l’industrie automobile peut rendre le moteur à explosion actuel bien plus propre. Chez Bosch, nous prévoyons que la consommation d’essence et les émissions de CO2 de ces voitures peuvent en effet diminuer de 25 à 30 %. Dans quelques années, une voiture diesel compacte ne consommera plus que 3 litres aux 100 kilomètres », déclare Filip Boelens, Divisional Director Automotive Technology de Bosch Benelux.

Bosch

Il ressort de l’enquête qu’une majorité des Belges (63,6 %) considère que les moteurs à essence sont les moteurs à explosion traditionnels les plus écologiques en raison des émissions de particules (58 %) et de CO2 (31 %) plus faibles.

« Il est étonnant que ce malentendu persiste », explique le professeur Joeri Van Mierlo (Vrije Universiteit Brussel). La faiblesse des émissions de CO2 (35,5 %) a également été citée comme un argument écologique en faveur du moteur à essence lors de la première enquête en 2009.

« Le consommateur n’associe pas la consommation aux émissions de CO2. En réalité, un moteur diesel émet moins de CO2 parce qu’il consomme moins. En revanche, il rejette plus de suies et de NOx. »

 

La confiance dans l’avenir de la voiture électrique est stable, le prix et l’autonomie restent des obstacles pour les Belges

 

Les Belges ont autant confiance dans l’avenir de la voiture électrique aujourd’hui qu’en 2009, lors de la première enquête : 67,7 % pensent qu’elle a un avenir dans les 10 prochaines années. 70,9 % des gens en sont même convaincus en Wallonie.

Le professeur Joeri Van Mierlo ne s’étonne pas que cette confiance n’ait pas progressé au cours des deux dernières années : « Nous remarquons un intérêt accru des entreprises et des médias, mais le consommateur lambda est encore insuffisamment informé sur les véhicules électriques. La communication à destination de la population doit être plus forte et plus claire. »

www.eco-mobiliteit.be

Seuls 3,8 % des sondés pensent à opter pour une voiture électrique comme prochain véhicule. Les principales raisons d’un tel choix sont l’environnement et les primes accordées. 12,2 % le font parce qu’une voiture électrique est « cool et tendance ».

Les Belges s’inquiètent surtout de l’autonomie et du prix des voitures électriques.

Pour 63,1 % d’entre eux, l’autonomie actuelle de 150 à 200 kilomètres est insuffisante.

76,9 % des sondés veulent une autonomie minimale de 500 km, équivalente aux voitures utilisant un moteur à explosion traditionnel.

Les Belges se soucient du prix des voitures électriques.

95,1 % sont convaincus qu’une telle voiture sera plus coûteuse qu’une voiture diesel ou essence moderne, soit une progression de 24,1 % par rapport à 2009.

85,3 % des sondés ne sont pas prêts à payer plus pour une voiture électrique, soit 5 % de plus qu’en 2009.

Tesla

Plus de la moitié des sondés (58,7 %) s’attend à ce que le prix d’une voiture électrique s’élève à plus de 20.000 euros.

Seuls 17,5 % pensent qu’une voiture électrique coûtera plus que 30.000 euros.

Des alternatives telles que le leasing de la batterie ou de la voiture électrique complète sont encore peu connues des sondés.

 

On recharge sa voiture électrique à la maison ou au travail

 

Lorsqu’on leur demande où ils voudraient recharger une voiture électrique à l’avenir, les Belges sont clairs : à la maison (87,4 %) ou au travail (39,5 %).

« Le choix se porte sans hésitation sur des endroits où les voitures sont garées longtemps dans un environnement protecteur », conclut le professeur Joeri Van Mierlo.

Recharger sa batterie dans un parking public (19,1 %) ou au supermarché (16,3 %) est bien moins populaire.

 

Conclusion

 

La confiance dans l’avenir de la voiture électrique ne se traduit pas encore par des achats :

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  1. Près d’un Flamand sur trois utilise le vélo pour le trajet domicile-travail

  2. La confiance dans l’avenir de la voiture électrique est la plus forte en Wallonie

  3. Les Belges veulent charger leur voiture électrique chez eux

  4. Les véhicules hybrides gagnent en popularité, surtout auprès des Bruxellois

  5. La Belgique reste le pays du diesel malgré la hausse du prix du diesel