Tout-terrain STORY (Les tout-terrain à roues légers et moyens – 2e partie: 1944 – 1970)

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Le Land Rover 80” de Sir Winston Churchill en 1948Le Land Rover 80” de Sir Winston Churchill en 1948

Voici la 2e partie de notre synthèse (non exhaustive) de la production mondiale des tout-terrain, légers et moyens.

(1e partie:1900-1945:/fr/auto/histoire-de-l-automobile/histoires-de-l-automobile-historiques/les-tout-terrain-a-roues-legers-et-moyens-d-avant-1945)

Cette fois pour la période comprise entre 1944, année du débarquement de Normandie (6 juin 1944) symbolisée par le « déferlement planétaire » de la JEEP et 1970, année du lancement du Range Rover, qui modifia définitivement l’image perçue des véhicules tout-terrain « légers (…) et moyens ». 


Dès 1944, Willys, qui dispose d’un outil extraordinaire, la Jeep, se prépare à l’exploiter également à des fins civiles.

Les 22 premiers prototypes de la CJ-1 (CJ pour Civilian Jeep) sont testés et la CJ-2A, première version commercialisée, est présentée au public dès l’été 1945.

Elle ne diffère guère de la MB, et se reconnait par sa face avant comportant sept ovales verticaux vides devant le radiateur au lieu des neuf de la version militaire.

Elle a un grand succès, surtout chez les agriculteurs, mais les militaires ont à leur disposition de très nombreuses Jeep militaires des surplus.


La première Jeep civile commercialisée dès 1945, l’Universal CJ-2ALa première Jeep civile commercialisée dès 1945, l’Universal CJ-2A

Willys tend à diversifier son offre et dès l’été 1946 présente le Station Wagon à châssis allongé, carrosserie imitation bois (mais en réalité en tôle), suspension avant à roues indépendantes.

De même, la Jeepster apparait en 1948, il s’agit d’une Jeep allongée, carrossée comme une voiture de tourisme et pouvant recevoir soit un moteur quatre cylindres (1948-51), soit un six (1949-51).

Plus de 19.000 Jeepster seront produits en quatre ans.



Notons que le Jeep Station Wagon, comme le Jeepster furent conçus par le réputé  designer Brooks Stevens.

Signalons également qu’une version actualisée du Jeepster réapparaîtra au milieu des années 1960.

Première version du Jeep Station Wagon, imaginé par le designer Brooks Stevens,  moteur quatre cylindres, été 1946Première version du Jeep Station Wagon, imaginé par le designer Brooks Stevens,  moteur quatre cylindres, été 1946


Jeep Station Wagon à moteur six cylindres (1948)Jeep Station Wagon à moteur six cylindres (1948)


Version 1951 du Jeep Station Wagon Version 1951 du Jeep Station Wagon


Le Jeepster au Salon de Bruxelles 1949Le Jeepster au Salon de Bruxelles 1949.


Jeepster 1951, moteur six cylindres Lightning 2638cc, soupapes ioe.Jeepster 1951, moteur six cylindres Lightning 2638cc, soupapes ioe.

En 1949, apparait le CJ-3A qui devient en 1952 le CJ-3B avec l’adoption d’un nouveau moteur à soupapes opposées (admission en tête) qui nécessite un nouveau capot plus haut.

Pour sa part, l’armée commande des CJ-3A rebaptisés M-38 qui deviendront M-38A-1 avec le moteur à soupapes opposées


Jeep CJ-3B 1955, moteur Hurricane quatre cylindres 2200cc, soupapes ioeJeep CJ-3B 1955, moteur Hurricane quatre cylindres 2200cc, soupapes ioe


Jeep M-38 A-1 pour l’armée (semblable CJ-3B civile) 1955-56Jeep M-38 A-1 pour l’armée (semblable CJ-3B civile) 1955-56

Willys est repris par Kaiser en 1953.

Le nom Willys-Overland disparait, remplacé par Willys Motors, toujours dans la ville de Toledo.

Les CJ sont restylées en 1955.

Le CJ-5 est à empattement court et le CJ-6 à empattement long.

Quelques véhicules spécifiquement militaires sont étudiés comme en 1953 la Bobcat, une Jeep raccourcie et en alu pour transport en avion.

Essayée avec succès, elle ne débouche sur aucune commande importante.

En 1958, on a aussi des Mechanical Mule à moteur quatre cylindres à plat, refroidi par air ainsi que la Mighty Mite à moteur V4 en alu, on en fournira seulement 250 exemplaires à la Marine.

Jeep CJ-5, 1955, carrosserie ferméeJeep CJ-5, 1955, carrosserie fermée


Jeep Universal CJ-6 c.1956Jeep Universal CJ-6 c.1956


Petits camions FC-150 et FC-170 utilisant les éléments mécaniques de la Jeep (1963)Petits camions FC-150 et FC-170 utilisant les éléments mécaniques de la Jeep (1963)


Pick Up sur base Jeep (1955)Pick Up sur base Jeep (1955)


Bobcat, Jeep raccourcie à usage militaireBobcat, Jeep raccourcie à usage militaire


« Mechanical Mule », fabriquée chez Willys en parallèle avec la Jeep (c.1956)« Mechanical Mule », fabriquée chez Willys en parallèle avec la Jeep (c.1956)


« Mighty Mite » fournie à la marine (250 exemplaires)« Mighty Mite » fournie à la marine (250 exemplaires)

En 1963, nouvelle modification de nom, l’usine de Toledo devient Kaiser-Jeep Corporation, le nom de Willys disparait.

A la même époque, Jeep présente le break Wagoneer à moteur six en ligne ou V-8, première ébauche des luxueux 4×4 actuels.

Le Jeep Wagoneer de 1963, à moteur six ou V8, préfigure les luxueux 4x4 actuelsLe Jeep Wagoneer de 1963, à moteur six ou V8, préfigure les luxueux 4×4 actuels

Les Jeep Wagoneer et Wagoneer Limited (1979) seront employés dans un grand nombre de films hollywoodiens des années 1980 et 1990Les Jeep Wagoneer et Wagoneer Limited (1979) seront employés dans un grand nombre de films hollywoodiens des années 1980 et 1990.

En février 1970, American Motors rachète Kaiser-Jeep Corp et en change le nom en Jeep Corporation.

En 1987, AMC est reprise à son tour par Chrysler qui crée la Jeep-Eagle Division, toujours à Toledo, que l’on abandonnera en 1992 pour une nouvelle usine à Detroit.



En 1961, International Harvester présente le Scout 80, une intéressante alternative au Jeep CJ5

Le Scout 80 est propulsé par un 4 cylindres en ligne issu d’une moitié de V8 de poids-lourd du constructeur américain.

Suivront en 1965 le Scout 800, et en 1971, le Scout II, mais globalement, c’est un demi-échec commercial et International Harvester arrêtera les frais en 1980.

International Scout 80 de 1961International Scout 80 de 1961

Dès la fin de la guerre, le succès de la Jeep éveille l’intérêt des constructeurs européens qui n’ont rien de pareil.

D’abord Rover en Angleterre qui présente en octobre 1948 le Land Rover qui s’avère un succès mondial.

Le moteur est un quatre cylindres de 1595 cc à soupapes opposées, la boîte avec transfert donne 8 (2×4) vitesses, on a aussi les quatre roues motrices et la carrosserie aluminium.

Avec le temps, la puissance augmentera, il y aura divers empattements, une version à cabine avancée, un moteur Diesel, etc…

Le succès sera au rendez-vous, la millionième voiture sortira en 1976.

La Land Rover sert aussi bien à l’armée que dans les activités civiles.

Un prototype de Land Rover (c.1947-48)Un prototype de Land Rover (c.1947-48)


Le premier modèle commercialisé de la Land Rover, phares sous grille, moteur 1595cc (1949)Le premier modèle commercialisé de la Land Rover, phares sous grille, moteur 1595cc (1949)


Land Rover en 1952Land Rover en 1952


Land Rover Serie II (c.1960)Land Rover Serie II (c.1960)


Châssis de la Land Rover Serie IIChâssis de la Land Rover Serie II.


Land Rover Station Wagon sur châssis long de 109 poucesLand Rover Station Wagon sur châssis long de 109 pouces


Land Rover c.1970Land Rover c.1970


Land Rover à cabine avancée (c.1964)Land Rover à cabine avancée (c.1964)

En 1970 apparait le Range Rover, le premier 4×4 réellement de luxe qui transforme  l’image utilitaire des tout-terrain en un véhicule de loisirs actifs.

 

Range Rover 1970Range Rover 1970

 

Range Rover 1970Range Rover 1970

Toujours en Angleterre, vers la fin de la guerre, chez Morris, l’ingénieur Issigonis (créateur de la Mini) étudie des prototypes de tout-terrain.

La conception semble compliquée et la mise au point laborieuse, mais finalement en 1952 apparait l’Austin Champ.

Ce tout-terrain à quatre roues motrices possède un moteur Rolls Royce (de la gamme industrielle) de 2,8 litres qui sera remplacé ensuite par le moteur de l’Austin A90, les quatre roues sont indépendantes par barres de torsion.

Des commandes militaires permettent de mettre l’engin en fabrication, mais trop compliqué, il donne énormément d’ennuis, surtout au niveau des suspensions.

Après environ 13.000 exemplaires, la fabrication est arrêtée en 1955.

Austin Champ 4x4 0,25 t. (c.1953)Austin Champ 4×4 0,25 t. (c.1953)

En 1958, Austin présente un nouveau tout-terrain à quatre roues motrices appelé Gipsy, le moteur est celui de la A-70 (ou un Diesel).

Ici aussi la suspension est complexe et les ennuis ne manquent pas.

La production sera arrêtée en 1968 après 22.000 exemplaires seulement.

Austin Gipsy, 1e version de 1958Austin Gipsy, 1e version de 1958


Variante à châssis long de la deuxième version du Austin Gipsy (1962)Variante à châssis long de la deuxième version du Austin Gipsy (1962)


Châssis du Austin Gipsy (c.1962)Châssis du Austin Gipsy (c.1962)

En France, on voit fleurir divers tout-terrain légers.

D’abord Delahaye étudie le Delta, un 4×4 à quatre roues indépendantes, moteur quatre cylindres culbuté en alliage d’aluminium.

Ce prototype sera développé dès 1951, ce sera le VLR (véhicule léger de reconnaissance), perfectionné, sophistiqué, très cher aussi et manquant de mise au point.

Dans certains cas, il s’avère même dangereux.

L’armée est le principal client, les rares voitures présentées aux civils sont trop chères.

Delahaye VLR c.1951Delahaye VLR c.1951


Châssis du Delahaye VLRChâssis du Delahaye VLR

En 1953, Delahaye sort le COB qui essaie de remédier aux défauts du VLR.

En 1954, Delahaye fusionne avec Hotchkiss et les derniers COB y sont fabriqués.

Hotchkiss avait entretemps pris la licence Jeep et les Delahaye sont définitivement arrêtés après environ 10.000 exemplaires construits.

Hotchkiss construit sous le nom de M-201 des Jeep MB sous licence pendant plusieurs années surtout pour équiper l’armée.

De 1955 à 1967, il en sortira 27.628 unités.

En outre, pour les besoins civils, Hotchkiss construit des versions françaises de la CJ-3B, la JH-101, puis JH-102 et aussi la version longue HWL.

Il y en aura plusieurs milliers d’exemplaires jusqu’à l’abandon de la construction automobile chez Hotchkiss en 1969-70.

Jeep Hotchkiss JH-102 c.1960Jeep Hotchkiss JH-102 c.1960

En 1950, Peugeot a proposé une voiture dite agricole, la 203R, dont les organes venaient de la série des voitures 203.

La puissance semble avoir été insuffisante et seuls quelques prototypes seront fabriqués de 1950 à 1956.

Un des prototypes Peugeot 203R (c.1950)Un des prototypes Peugeot 203R (c.1950)

Citons aussi la « Voiture du Bled » présentée par la filiale marocaine de Georges Irat et créée par l’ingénieur Petit.

Quelques prototypes en seront construits de 1950 à 1953, mus par un moteur Dyna Panhard monté à l’arrière.

Cet intéressant véhicule n’aura pas de suite commerciale.

La « Voiture du bled », prototype de Georges Irat (c.1950-51)La « Voiture du bled », prototype de Georges Irat (c.1950-51)

En 1960, apparait le Cournil, la « Jeep auvergnate », qui existera pendant quelques années en construction «artisanale».

Cournil 4x4, la Jeep auvergnate des années 1970. Moteur Peugeot ou SAVIEM.Cournil 4×4, la Jeep auvergnate des années 1970. Moteur Peugeot ou SAVIEM.

L’Italie aura aussi ses tout-terrain.

La Fiat Campagnola est étudiée par Dante Giacosa dès la fin 1949 et est présentée au public en fin 1951.

C’est une 4RM qui utilise un moteur de Fiat 1900 et une suspension avant indépendante.

Elle peut recevoir un moteur Diesel dès 1953.

Plus tard, sera développée une nouvelle version dotée d’un châssis monocoque et quatre roues indépendantes.

Une grande partie des Campagnola sera utilisée par l’armée.

Fiat Campagnola c.1955-56Fiat Campagnola c.1955/56

A la même époque, l’entreprise nationalisée Alfa Romeo entreprend la fabrication d’un tout-terrain surtout destiné à l’armée.

On utilise une version dégonflée du moteur 1900 à 2 ACT.

La voiture a les roues avant indépendantes.

Elle est désignée AR-51 et AR-52.

On l’appelle aussi Matta (fofolle).

Présentée fin 1950, elle entre en production l’année suivante surtout pour l’armée et la police qui en eurent 2.000 exemplaires.

Quelques rares exemplaires atteignent le marché civil.

Mais Alfa Romeo abandonne rapidement le créneau.

Alfa Romeo AR-51 1950Alfa Romeo AR-51 1950


Alfa Romeo AR-52 1952Alfa Romeo AR-52 1952

La Bundeswehr lance au début des années 1950 un concours relatif à une voiture légère de reconnaissance.

Trois marques répondent à l’appel d’offre.

D’abord Porsche qui présente sa « 597 », une quatre roues motrices à moteur arrière quatre cylindres à plat de 1488 et 1582 cc.

Une présérie de 71 exemplaires est construite, mais le prix élevé et la petite capacité de l’usine conduit à l’abandon du projet.


Porsche “597” c.1955Porsche “597” c.1955

Puis le groupe Borgward présente une Goliath, d’abord avec moteur deux temps de 886 cc, ensuite avec moteur quatre temps de 1093cc.

On fabrique 20 exemplaires du premier type et 80 du second.

Jugées trop faibles, les Goliath ne sont pas retenues.

Goliath „31“ à moteur deux temps c.1954Goliath „31“ à moteur deux temps c.1954

En 1956, l’armée fait finalement choix du DKW type M.

Le moteur est un trois cylindres deux temps de 896cc (plus tard 980 cc).

Les quatre roues sont motrices.

La production de ce Munga se prolonge jusqu’en 1960.

On en fera 55.000 exemplaires (dont 50.000 pour la Bundeswehr).

DKW Munga c.1957DKW Munga c.1957

En 1967-68, Glas (puis BMW qui l’avait reprise entretemps) expérimente un tout-terrain à moteur quatre cylindres (de 1900 puis 2400 cc) à 4RM, carrosserie autoportante dont existe une version amphibie.

Mais cela reste des prototypes.

Prototype Glas (BMW) c.1967Prototype Glas (BMW) c.1967

Citons encore la VW 181 sortie en 1969 qui évoque la Kübelwagen de la guerre et dont l’armée commandera quelques exemplaires, mais ce n’est qu’un véhicule à deux roues motrices qui n’est pas un véritable tout-terrain.

Volkswagen 181 de 1969Volkswagen 181

Volkswagen 181 1969Volkswagen 181 1969

L’Allemagne de l’Est (DDR) a aussi produit des tout-terrain légers.

Citons la P-2M, sortie des usines Barkas (l’ancienne Framo), à moteur IFA six cylindres de 2,4 litre et quatre roues indépendantes, construite de 1955 à 1962, suivie par la P-3 de 1962 à 1968.

Puis aussi la Trabant Tramp qui date de 1966, à moteur deux cylindres 594cc.

La P-3, sortie de l’usine Barkas (1952)La P-3, sortie de l’usine Barkas (1952)


Trabant destinée au contrôle des frontières c.1966Trabant destinée au contrôle des frontières c.1966

En Belgique, on voit revivre Minerva qui prend une licence de la Land Rover qu’elle monte avec un important pourcentage de pièces fabriquées en Belgique.

Le principal client est, sans surprise, l’armée belge.

La production commence en 1951 et la commande militaire se termine en 1953.

D’autres commandes suivent dont un certain nombre de civiles, on fera plus de 5.000 de ces Land Rover.

Minerva met alors au point son propre tout-terrain, le C-20 (et le C-22 selon l’empattement).

La mécanique était portée sur un faux-châssis solidarisé avec une carrosserie autoportante.

Le moteur était soit un Continental, soit un Jenbach.

Très peu seront construits et Minerva disparut définitivement en 1958.

Petite précision: Les carrosseries de toutes les Land Rover Minerva ont été construites en acier et non en aluminium.

 

Minerva licence Land Rover c.1951-52Minerva licence Land Rover c.1951-52

Minerva licence Land Rover c.1951-52Minerva licence Land Rover c.1951-52

Minerva licence Land Rover c.1951-52Minerva licence Land Rover c.1951-52

Minerva C-22Minerva C-22


Minerva C-22, vue du faux châssis et de la carrosserieMinerva C-22, vue du faux châssis et de la carrosserie

En Hollande, DAF travaille aussi le sujet et sort quelques rares exemplaires des YA-054 et YA-126 peu après la guerre.

DAF YA-054 (Huub Van Doorne au volant en 1951)DAF YA-054 (Huub Van Doorne au volant en 1951)


DAF YA-126 c.1952DAF YA-126 c.1952

Quant au Japon, dès la phase de reconstruction du pays, plusieurs marques s’engouffrent dans le filon Jeep.

A la fin 1953, Mitsubishi s’accorde avec Willys pour la construction sous licence de la CJ-3B qui est développée rapidement en différentes versions, notamment des stations-wagons à deux et quatre portes.

Cette construction ne cessera qu’à l’arrivée du Pajero, de conception maison.

Mitsubishi Jeep J-20 (1963)Mitsubishi Jeep J-20 (1963)

Nissan, dès 1951, lance la Patrol à quatre roues motrices et moteur six cylindres.

Ce sera le début d’une longue série continuée jusqu‘aujourd’hui.

Le Nissan Patrol de 1952 suit fidèlement les lignes de la JeepLe Nissan Patrol de 1952 suit fidèlement les lignes de la Jeep


Nissan Patrol 60 (1963)Nissan Patrol 60 (1963)

Toyota suivra le même chemin avec son Land Cruiser dont les pick-up seront pain bénit pour tous les révolutionnaires du tiers monde.

Toyota Land Cruiser FJ-25L (1956)Toyota Land Cruiser FJ-25L (1956)

Le légendaire Toyota Land Cruiser FJ-40V (1963) qui fera beaucoup dans la réputation de robustesse de la marque nippone.Le légendaire Toyota Land Cruiser FJ-40V (1963) qui fera beaucoup dans la réputation de robustesse de la marque nippone.

La Russie, elle, se contentera de développer la GAZ 63 pour en faire la GAZ 69 en 1954.

GAZ-69 (1954)GAZ-69 (1954)



Entre 1957 et 1959, la société roumaine ARO (Auto ROmania) produit le IMS-57, dérivé du GAZ 69.

La production du IMS-57 atteindra 914 exemplaires.

Le M59 qui lui succède connait un meilleur accueil et environ 9.000 M59 seront fabriqués entre 1959 et 1963.

Le ARO M461, toujours très inspiré du GAZ 69, connaîtra un réel succès, puisque 80.233 exemplaires (dont 46.549 exportés) sortiront des usines de Câmpulung-Muscel, il est vrai, sur une période relativement longue (1964-1975).

Suivront les ARO séries 24 et 10 qui seront produits jusqu’en 2003.


ARO M461 c.1970ARO M461 c.1970

La société Ebro, filiale espagnole de Ford, monte des Jeep dès 1956.

Sa filiale VIASA rachète à Hotchkiss son outillage quand cesse la fabrication des Jeep en France.

Interprétation espagnole du break Jeep, le VIASA Campeador (1965)Interprétation espagnole du break Jeep, le VIASA Campeador (1965)



Petite note d’exotisme:

En 1964, General Motors do Brasil lance le Chevrolet Veraneio, un luxueux Break tout-terrain 5 portes à 2 roues motrices basé sur le Chevrolet Suburban C/K de 1960-1966.

Le Chevrolet Veraneio (ici c.1970) sera produit sous différentes versions entre 1964 et 1994Le Chevrolet Veraneio (c.1970) sera produit sous différentes versions entre 1964 et 1994