Les voiturettes françaises d’après-guerre (1e partie : Aerocar > Julien)

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Aerocar 1948-49

Aerocar 1948-49


À la sortie de la guerre, l’état économique de la France n’est guère meilleur que celui de l’Allemagne.

L’accent est mis sur l’économie et les voiturettes vont fleurir.

Cependant en France, dès l’avant-guerre, quelques petits constructeurs s’étaient consacrés à la toute petite voiture économique.

Ces constructeurs ainsi que de nombreux nouveaux présentent des modèles ultralégers dès 1946.


 


Aerocar 1948-49Aerocar 1948-49

AEROCAR

Il s’agit d’une voiturette deux places, sans permis, à moteur 125cc.

La structure est annoncée en alliage léger et l’engin est destiné à être construit par le client.

La firme A. Morin, de Paris, se charge de vendre les plans.

Cela se passe en 1948 et 1949.

L’histoire ne dit pas s’il y a eu des clients.

 

Aerocarene 700 (1947)Aerocarene 700 1947

AEROCARENE

Présentée en fin 1946 et conçue par Desbenoit et Bodu, installés à Courbevoie, l’Aerocarène est une trois roues, deux places, de ligne très aérodynamique.

Le moteur arrière deux cylindres, deux temps, l’emmène à 130 km/h.

L’accès aux places se fait en ripant la toiture vers l’arrière, les phares, montés sur les ailes, tournent avec les roues.

Il a été question d’en construire une première série de 30 aux usines d’aviation Levasseur au printemps 1948, mais seuls des prototypes voient le jour, ils sont équipés de moteurs DKW.

 

Prototype AFG c.1942-43Prototype AFG c.1942-43

Structure aluminium de l’AFGStructure aluminium de l’AFG

L’AFG en 1945L’AFG en 1945

AFG GREGOIRE

L’ingénieur J.A. Grégoire, constructeur des voitures à traction avant Tracta pendant les années vingt et trente, étudie pendant la guerre un prototype de voiture légère à carcasse aluminium.

Cette traction avant utilise un moteur à deux cylindres opposés de 600 cc, refroidi par air.

Il s’agit ici plus d’une voiture légère que d’une voiturette.

Elle devait être construite en grande série chez Simca et Panhard mais elle deviendra, sous une forme très modifiée, la Dyna-Panhard.

Quelques exemplaires seront construits sous licence en Angleterre et en Australie (par Kendall et Hartnett respectivement).

 

Alamagny-Lozenge. Prototype 1948Alamagny-Lozenge. Prototype 1948

Alamagny-Lozenge. Prototype 1948

ALAMAGNY/_LOZENGE

La Lozenge est dessinée par l’ingénieur Alamagny du bureau d’études de Renault en 1948.

Un seul prototype sera construit.

Les roues sont disposées, en plan, suivant un losange et le moteur est placé au centre de la voiture qui comporte quatre places.

La carrosserie est symétrique.

Le prototype a été construit par le Bureau d’Etudes des Prototypes de Saint Cloud.

Il ne s‘agit pas d’une voiturette mais d’une curiosité.

 

Cyclecar Ardex 1934Cyclecar Ardex 1934

Ardex 1937 type Aero, à ligne aérodynamiqueArdex 1937 type Aero, à ligne aérodynamique

Vélomotocar 175cc de 1938Vélomotocar 175cc de 1938

Un des derniers véhicules Ardex (1956) Un des derniers véhicules Ardex (1956)

ARDEX

Marcel Tamine lance la voiturette Ardex en 1934 et la fabrique en très petite quantité à Nanterre.

Il s’agit d’une trois roues à roue arrière motrice, à moteur avant monocylindrique deux temps, 350 cc.

Le châssis est à tube central, les roues avant sont indépendantes.

À 6.650 F, le prix est très compétitif.

Le modèle est développé, mais en 1938 on ajoute à la gamme le Velomotocar à quatre roues et moteur Zürcher 175cc qui propulse une des roues arrière.

Le prix n’est que de 4.950 F.

La construction des Ardex continue pendant la guerre mais s’adapte à la propulsion électrique.

Juste après guerre apparaît une trois roues à deux places en tandem puis ensuite une deux places quatre roues.

L’affaire se termine à la fin des années cinquante, elle aura duré quand même plus de 20 ans.

 

Voiturette Atlas de la SIL. 1951Voiturette Atlas de la SIL. 1951

Voiturette Kover 1951, également à la SILVoiturette Kover 1951, également à la SIL

Autre proposition de la SIL, Le Piaf 1951Autre proposition de la SIL, Le Piaf 1951

ATLAS. SOCIETE INDUSTRIELLE DE LIVRY (SIL)

On présente en 1950 la voiturette Atlas deux places, moteur arrière Gnome-Rhône, carrosserie plastique.

En même temps la société reprend la fabrication de la Coccinelle, abandonnée chez Besset, sous le nom de Babycar.

La fabrication devait se faire chez Duriez.

En 1952-53, Livry sort quelques voiturettes Kover 125 cc ainsi, en 1951, que le microcar Le Piaf à carrosserie très simplifiée.

La SIL était essentiellement une société commerciale.

 

Avolette 1955 Avolette 1955

Avolette 1955Avolette 1955

AVOLETTE

Il s’agit d’une voiturette trois roues basée sur un projet Brütsch revu par l’ingénieur Bouffort et construite par la société Air Tourist, Paris.

Le moteur est placé à l’arrière et existe en diverses versions, variant de 125 à 250cc et de marques Ydral, Sachs ou Maico.

Le châssis est à poutre centrale et la carrosserie en plastique.

Présentée en octobre 1955, on en construira un certain nombre jusqu’en 1957.

 

Billon 1954Billon 1954

BILLON

Prototype d’une traction avant 125 cc à quatre roues et carrosserie plastique.

Les roues arrière sont directrices.

 

Boitel 1947-48Boitel 1947-48

BOITEL

Voiturette deux places présentée dès octobre 1946.

Le moteur DKW deux temps est placé à l’arrière d’une carrosserie tout acier.

La construction devait se faire à la SNCASO de Suresnes.

La voiture ne sera finalement pas commercialisée à l’échelle espérée, seuls 7 prototypes ainsi que quelques exemplaires de présérie verront le jour.

 

 

Brandt Reine 1950 comme présentée en 1948Brandt Reine 1950 comme présentée en 1948


Brandt Reine 1950Brandt Reine 1950

BRANDT

Présentée au salon de Paris d’octobre 1948, la Brandt Reine 1950 se voulait une petite voiture de classe.

Due à l’ingénieur Jules Brandt et d’aspect extraordinaire, cette traction avant possède un moteur tout à fait spécial, un deux temps à quatre cylindres opposés et deux pistons par cylindre, de 935 cc.

La carrosserie est dotée de deux portes, une à l’avant, l’autre à l’arrière et les quatre places sont disposées le long d’un couloir central.

Les quatre roues sont indépendantes et directrices.

Il n’y en aura qu’un seul exemplaire.

 

Le Carabe ou le Pou de la Route, vers 1950Le Carabe ou le Pou de la Route, vers 1950

LE CARABE

Le pou de la route d’Hippolyte Delimal est un minuscule trois roues dont l’allure générale se rapproche de celle d’un sidecar.

 

Vue avant de la CHSVue avant de la CHS

 Eclaté de la CHSEclaté de la CHS

CHS

Cette voiturette a été étudiée à l’usine de bus Chausson.

C’est une traction avant monocylindrique de 330cc, deux temps, aux roues indépendantes, à carrosserie coque en acier.

Présentée en 1946, elle ne sera jamais construite en série.

Il a été question de la fabriquer en Angleterre.

 

Projet DD destiné à remplacer les pousse-pousse asiatiques (1949)

Projet DD destiné à remplacer les pousse-pousse asiatiques (1949)

Projet DD destiné à remplacer les pousse-pousse asiatiques (1949)

DD

Avant la guerre, la maison Descloître, de Melun, construit des manèges forains.

Après guerre, un commercial du nom de Marcel Degant, retour d’Indochine, contacte Descloître pour étudier un petit véhicule sensé remplacer les pousse-pousse.

On établit une petite trois roues dirigée par un guidon et capable de transporter un conducteur et deux passagers.

La carrosserie métallique n’a pas de portière.

Le prototype sort en 1949.

Le moteur est de 125 cc, Ydral, Jonghi ou encore Sotecma.

Une petite série est entamée et quelques unités envoyées au Maroc et à Saigon.

Ils y sont très mal reçu par les artisans locaux et l’affaire n’aura pas de suite.

On en aurait fait une trentaine d’exemplaires en tout.

En 1954, Descloître fabrique une voiturette 350cc mais cela restera un exemplaire unique.

 

Voiturette Decolon (1957)Voiturette Decolon (1957)

DECOLON

Issue en 1957 d’un atelier de cadres de motos, la Decolon est une trois roues à moteur Ydral 125 ou 175cc.

La carrosserie est en plastique.

Quelques exemplaires seulement sont construits.

 

DESGOUTTES

Voiturettes trois et quatre roues présentées à Lyon en 1946 par un membre de la famille de Cottin-Desgouttes.

 


Deshais 1950Deshais 1950

DESHAIS

Voiturette proposée en 1950 et 1951, traction avant deux places, moteur deux temps de 125 à 350 cc.

Par manque de finances, seules une dizaine de voitures furent construites.

 

Dolo JB-10 en janvier 1948 au salon de BruxellesDolo JB-10 en janvier 1948 au salon de Bruxelles


Vue arrière de la DOLO JB-10Vue arrière de la DOLO JB-10


Dolo JB-20 (1948) Dolo JB-20 (1948)

DOLO

La société BDG (Brun-Dolo-Galtier) de Pierrefite présente en 1947 deux prototypes de voiture originale et ultramoderne.

On a la JB-10, deux places, moteur quatre cylindres opposés de 591 cc

et la JB-20, quatre places, à moteur huit cylindres opposés de 1184 cc.

Elles sont à traction avant, leur caisse coque est en alliage léger et elles sont recouvertes d’un dôme en plexiglas.

Elles présentent un excellent aérodynamisme.

Quelques rares prototypes de JB-10 et sans doute un seul JB-20 ont été construits.

Le manque de finances fait avorter le projet au grand dam de clients ayant versé des acomptes.

 

Prototype DS Malterre (1955)Prototype DS Malterre (1955)

DS MALTERRE

Cette usine de motos présente en fin 1955 un prototype de voiturette trois roues de forme aérodynamique.

Le châssis est tubulaire et le moteur arrière est un Ydral, en 125 ou 175cc.

Le prix de revient trop élevé empêchera sa commercialisation.

 

Galy 1954Galy 1954

Vue avant Galy 1955

Vue avant Galy 1955

Galy 1955

Galy 1955

La Galy 1956 à côté de sa version à carrosserie genre JeepLa Galy 1956 à côté de sa version à carrosserie genre Jeep

GALY

Emanation des Forges et Ateliers de la Vence et de la Fournaise, le Galy se présente en 1954 comme un petit coupé deux places à moteur arrière Ydral 175 ou AMC 250.

Carrosserie tout acier.

Elle sera produite en tout petit nombre jusqu’en 1957.

 

Voiturette Inter c.1956Voiturette Inter c.1956


Voiturette Inter c.1956Voiturette Inter c.1956

INTER

L’Inter est produit par l’usine d’aviation SNCAN de Lyon de 1953 à 1956 à environ 300 exemplaires.

C’est un trois roues, deux places en tandem, ressemblant au Messerschmidt.

Le moteur arrière est un Ydral 175cc.

 

Microcar Julien MM-5 (1946)Microcar Julien MM-5 1946


Voiturette VUP, Julien 1946 Voiturette VUP, Julien 1946

JULIEN

L’ingénieur toulousain Maurice A. Julien, ancien de Citroën, fabrique pendant la guerre des voiturettes à pédales, à traction avant, nommées Neocar.

Il prépare pour l’après-guerre une voiturette à essence présentée au salon de Paris d’octobre 1946 sur le stand Julien qui contient le microcar MM-5 et la voiturette VUP.

Ces engins ont une coque acier, un moteur arrière un cylindre à culbuteurs de 325cc, refroidi par air, une boîte trois vitesses et des roues avant indépendantes.

Il est alors question de les construire à la SNCASE de Toulouse, le moteur étant fait à La Courneuve.

Un petit nombre seulement a été commercialisé.

En fin 1949, une société réorganisée et installée à Paris présente une voiturette modernisée, la MM-7 à moteur 368cc.

Mais elle restera un prototype.

Julien MM-7 à forme ponton (1949) Julien MM-7 à forme ponton (1949)

 

Liens:

les voiturettes françaises d’après-guerre: 2e partie (Manocar > Voisin)

Le Bruce Weiner Microcar Museum de Madison, Georgia (USA)