Cadences de production revues à la baisse chez Volvo Gent

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Plus de 4 millions de véhicules sont sortis de l'usine Volvo Car de Gent

Une mauvaise nouvelle peut en cache une autre.


Après que Ford ait annoncé sa décision de fermer son site de Genk, c’est au tour de Volvo de sortir une mauvaise nouvelle de son chapeau magique.


Kris Peeters lors du début de la production de la nouvelle V40 2013

 

A la suite de la demande décroissante, Volvo se voit dans l’obligation de ralentir les cadences de production dans son usine à Gent (Gand, à ne pas confondre avec Genk).

En fait, la chaîne d’assemblage progressera moins rapidement.

Elle passera d’une production horaire de 59 voitures à 54 voitures.

Au premier coup d’œil, cela ne paraît rien, mais en bout de course, 300 ouvriers intérimaires ne verront pas leurs contrats prolongés à la fin de cette année.

Si le nombre de travailleurs qui iront grossir les hordes de sans-emplois ne paraît pas important à côté de la saignée qu’a subi la ville de Genk, il ne faut pas perdre de vue que chacun des travailleurs vivra cette expérience « traumatisante » à sa façon, et que c’est surtout à ceux qui ont le moins de capacités de rebondir que nous devons penser et soutenir.

Rappelons que Volvo Gent produit les S60, XC60, C30 et V40 et qu’à partir du mois de novembre on y produira également la V40 Cross Country.

L’usine Volvo Car de Gent donne de l’emploi à environ 5.200 personnes.

Volvo Car Gent

Voici un aperçu du nombre de travailleurs qui sont encore en activité en Belgique dans l’industrie automobile :

 

Volvo Car Gent (Geely): 5.200

Ford Genk: 4.300

Van Hool Lier: 4.500

Audi Forest (VW): 2.650

Volvo Trucks Gent: 2.200

DAF Trucks Westerlo: 2.200

VDL Jonckheere Roeselare: 500

A ces emplois, il convient encore d’ajouter tous ceux qui travaillent dans les garages, les carrosseries, etc.

D’autre part, nous ne sommes pas les seuls touchés.

Ford supprime également des emplois à Southampton et à Dagenham.

Chez PSA Peugeot Citroën, on compte sur l’entente cordiale avec la GM, mais aussi sur l’aide des quelques milliards d’euros, reçus du gouvernement (socialiste ???) français, ce qui fâche énormément le groupe VW et un de ses principaux actionnaires, l’état de Basse Saxe.

Et n’oublions surtout pas tous les autres travailleurs dont l’avenir est sérieusement menacé par la « Crise ».

Pour en terminer sur le sujet, il est intéressant de noter que même un économiste chevronné comme le professeur Paul De Grauwe, ne considère pas que le coût du travail en Belgique soit l’unique raison déterminante pour Ford (ou les autres industriels) de se retirer de notre pays.

Sans doute, ce problème a-t-il pesé de son poids dans la balance, mais nettement moins que certains libéraux et ultralibéraux veulent le faire croire.

Encore une petite intervention très (trop) discrète d’un certain Lode Vereecke, élu pour LDD (Lijst De Dekker) au parlement flamand, qui estime que Ford Genk est également victime de la politique et du climat autophobe qui règnent en ce moment.

Peut être est-ce un peu « fort de café », mais, cela ne nous paraît pas tout à fait dénué de vérité.