Circuler tous les jours dans les embouteillages avec un diesel est absurde.

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En Belgique, plusieurs dizaines de milliers de personnes circulent presque tous les jours dans les embouteillages avec une voiture à motorisation diesel, chose pour laquelle cette technologie n’a pas été étudiée.

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D’un point de vue économique et écologique, ce comportement est absurde. La combinaison d’un diesel avec un trafic dense est non seulement néfaste pour la consommation et la facture d’entretien du véhicule, mais aussi pour la qualité de l’air et la santé publique.


Selon une étude récente d’un fabriquant de GPS, Bruxelles est la ville la plus congestionnée d’Europe. Des travaux comme ceux, entre autres, au viaduc de Vilvorde, n’amélioreront pas cette situation. Ces problèmes de mobilité ont toutefois aussi des effets néfastes sur le porte-monnaie de l’automobiliste ainsi que sur l’environnement.

De par le prix plus attractif à la pompe, le Belge préfère le diesel à l’essence. Pas moins de 75% des nouveaux véhicules immatriculés dans notre pays sont équipés d’un moteur à combustion spontanée, un record mondial. Bien qu’un diesel consomme moins et que le carburant est moins cher, beaucoup de conducteurs ne récupèrent pas le surplus du montant à l’achat ainsi que les frais d’entretien plus élevés. Ceci est dû au fait que la vaste majorité des personnes ne se demandent pas quel est leur profil de conduite.

Les automobilistes qui font plus de 20.000 km par an et ce dans un trafic majoritairement dégagé, ont tout intérêt à choisir un véhicule diesel. Cette technologie est faite sur mesure pour ces « avaleurs de bitume » qui tirent profit du prix moins élevé à la pompe et de la consommation plus basse.

Les personnes qui roulent cependant moins de 10.000 km par an et qui effectuent souvent de courts trajets, feraient mieux d’opter pour une motorisation essence. En effet, le coût de carburant et la consommation plus élevés sont largement compensés par le prix d’achat ainsi que les frais d’entretien réduits.

Enfin, les conducteurs effectuant plus de 10.000 km par an et qui se déplacent régulièrement dans un trafic dense auraient tout intérêt à choisir un véhicule hybride pour ses frais d’entretiens réduits et sa consommation maîtrisée en ville et dans les embouteillages. Dans un trafic dense, le moteur à essence d’une hybride ne fonctionne en moyenne que 60% du temps, le reste étant pris en charge par le moteur électrique. Dans des conditions similaires, la consommation d’un moteur diesel grimpe de façon spectaculaire et ce malgré des systèmes comme le Start&Stop et autres micro hybrides.

 

NOx

Sur base d’une étude Toyota effectué en 2010 auprès de 12.750 automobilistes et tenant compte des statistiques de mobilité en Belgique, Toyota a calculé qu’au moins un conducteur de diesel sur trois aurait un intérêt financier à rouler avec une voiture à essence ou hybride.

Il est intéressant de noter que parmi ceux-ci figurent également des voitures de société. En effet, nombreux sont les employés sédentaires qui reçoivent un véhicule comme complément salarial, mais qui roulent tous les jours aux heures de pointe. Les entreprises feraient donc mieux de faire une analyse du profil de conduite de leurs employés. A ce jour, 75% des responsables de flotte en Belgique choisissent toutefois encore par défaut des véhicules à motorisation diesel.

Circuler dans les embouteillages avec un moteur diesel est non seulement néfaste pour le budget, mais également pour la qualité de l’air et la santé publique.

L’institut de recherche technologique flamand VITO et l’association flamande d’automobilistes VAB ont effectué il y a quelques mois une étude durant laquelle ils ont fait le trajet Anvers-Bruxelles en heure de pointe avec un véhicule essence, diesel et hybride.
La consommation et les émissions étaient mesurées en temps réel. Les résultats obtenus ont montrés qu’utiliser un moteur diesel à froid en ville, double sa consommation et ses émissions. De plus, quand le moteur est à température, un diesel émet 10 fois plus d’oxydes d’azote (NOx) qu’un moteur essence et même 60 fois plus qu’une hybride.

 

NOx - Vlaanderen

L’impact de la popularité du moteur diesel sur la qualité de l’air est, enfin, bien visible sur la carte ci-dessous qui montre les émissions de NO2 en Flandre. Les gros axes de circulation ainsi que les centres des villes les plus importantes y sont clairement visibles.