Opel réfute une nouvelle fois catégoriquement les allégations exprimées par la VRT (avril 2016)

Classé dans : Actualités - Opel (D) | 0

Une fois de plus, Opel se trouve au centre d’une polémique concernant les émissions de matières nocives par ses moteurs, en particulier, le moteur diesel 1,6 qui anime le Zafira.


Rappelons très succintement les faits.  Lors d’une opération de rappel par le constructeur allemand, un journaliste de la VRT apprend – tout-à-fait-fortuitement – en discutant avec son concessionnaire, que le constructeur procède -très discrètement- à des remises à jour du logiciel de gestion moteur, afin de diminuer les rejets nocifs du moteur.  Le journaliste, flairant une opération de dissimulation, entame des investigations.  Dans un premier stade, Opel nie qu’une telle opération ait eu/a lieu.  Le journaliste fait tester 2 Opel Zafira 1,6 Diesel.  Un exemplaire qui a subi l’opération de rappel et un autre qui doit encore passer à l’atelier.  Et là, c’est la consternation : la voiture « remise à niveau » rejette une quantité, certes, encore importante, de matières nocives, mais seulement une fraction de ce que l’auto non encore « adaptée » rejette.  Fort de ces résultats, notre journaliste soumet ses conclusions à Opel qui nie – dans toutes les langues et sur toutes les longueurs d’ondes – qu’une opération de dissimulation soit en cours.  Enfin, l’affaire arrive même sur le bureau de Kris Peeters, ministre en charge des droits des consommateurs, qui charge son administration d’élucider l’affaire.  Fin de l’épisode.


Notre journaliste persiste et signe, et rassemble à nouveau quelques véhicules de ce type, dont un immatriculé au Pays-Bas.  A la suite des essais, il s’avère que le véhicule néerlandais, qui n’est pas passé au garage depuis l’éclatement de l’affaire, rejette jusqu’à 4 fois plus de matières nocives que l’autre voiture qui, elle, a subi un entretien.  Et voilà le carroussel reparti.


Opel maintient ses positions : il n’y a pas d’opération de dissimulation en cours, et de plus, selon Opel, les résultats publiés par la VRT, ne seraient pas obtenus selon les normes européennes en vigueur.


Pour avoir essayé de nombreuses voitures dans le passé, nous savons que les chiffres de consommations annoncés ne correspondent jamais à la consommation réelle.  Il n’est donc pas étonnant que ce soit la même chose pour les chiffres de rejets. 


Par contre, les marges autorisées par la commission européenne nous semblent exagérées.  Si ces marges d’erreur permettent de rejeter jusqu,à 80 % de plus que ce qui est permis, on peut se demander à quoi servent les normes légales.  Il nous semble qu’avant de fixer de nouvelles normes, il faille maintenant arriver à (faire) respecter celles qui sont en vigueur, en diminuant drastiquement les marges d’erreur.  Les politiques parlent maintenant de tests sur route ouverte et non plus, comme c’est le cas maintenant, en conditions idéales en laboratoire.  Mais, même alors, on aura des différences entre ce qui est annoncé et ce que le consommateur constatera.  Certes, les différences seront nettement mois marquée, mais, les politiciens bureaucrates ne savent pas qu’il n’y a jamais, au grand jamais,  deux trajets identiques pareils sur route ouverte.  Au cours de chaque trajet, il y aura une donnée qui modifiera les résultats.  Modification minime, nous en convenons, mais modification quand même.


Globalement, nous estimons que toutes les mises à jour des logiciels de gestion moteur, qui tendent à réduire les rejets nocifs sont bons à prendre. 


Y-a-t-il (eu) une volonté de la part d’Opel de dissimuler des chiffres d’émissions nocives ?  On ne le sait pas.  On ne le saura sans doute jamais.  Mais si tel était le cas, le constructeur allemand n’en a qu’à s’en prendre à lui-même, car si l’adaptation du logiciel reduisant les rejets reste une bonne chose en soi, la façon de le faire et de communiquer à ce sujet nous semblent pour le moins discutables.

Ci-joint, le communiqué de presse d’Opel.


Opel réfute une nouvelle fois catégoriquement les allégations exprimées par la VRT

Opel réfute à nouveau catégoriquement les allégations exprimées sur les antennes de la VRT concernant les émissions de l’Opel Zafira Tourer et l’affirmation selon laquelle Opel procèderait secrètement à une mise à jour de software ayant pour but de modifier le niveau d’émissions de ces véhicules. Il s’agit là de la répétition d’une allégation déjà formulée par la VRT qui manquait de crédit basée sur les résultats de tests effectués précédemment. Les nouveaux tests effectués par la VRT utilisent des cycles d’essais et des paramètres d’essais qui ne sont pas conformes aux standards de certifications de ces tests. « Emissions Analytics », l’organisme ayant procédé aux tests, déclare en effet lui même en page 4 de son rapport que les mesures effectuées « ne correspondent pas exactement à la procédure de certification ». Ceci signifie que les tests effectués n’ont guère de points communs avec les test officiels. Dès lors, les valeurs d’émissions mesurées comme les différences relatives constatées n’ont une quelconque valeur et les conclusions énoncées manquent de toute objectivité scientifique. En bref, telles qu’ils sont présentés, ni les émissions définies ni les écarts relatifs ne viennent supporter les conclusions de « Emissions Analytics » ni les allégations de la VRT.

Nous avons envoyés un grand nombre de questions à la VRT afin d’obtenir des éclaircissements sur la procédure observée. Nous n’avons pour l’heure pas obtenu de réponse. Présenter un sujet aussi complexe que les mesures d’émissions de NOX et de CO2 en conditions réelles d’utilisation d’une manière aussi peu scientifique ne fait que renforcer l’incertitude chez nos clients et le grand public.

Le rapport ne fait que suggérer les écarts connus et reconnus entre les performances d’un véhicule soumis aux tests actuels menés en laboratoire, et qui doivent être réformés dans les plus brefs délais, et les tests effectués sur la route. L’introduction du protocole de tests appelé RDE (Real Driving Emissions) l’an prochain est un début dans la suppression de ces différences, même s’il reste aux régulateurs à définir le cadre dans lequel ces test seront effectués.

Opel Vauxhall s’implique activement dans cette discussion. Nous sommes convaincus que l’industrie automobile se doit de regagner la confiance en appliquant une plus grande transparence vis-à-vis du client et des pouvoirs publics. Opel a pris des mesures fortes en ce sens.

Comme nous l’avons annoncé le 15 décembre 2015, et confirmé plus en détails le 1ier avril 2016, Opel/Vauxhall entamera dès le mois d’août une initiative visant à améliorer les émissions de NOX des moteurs diesel équipés du SCR (Selective Catalytic Reduction). Il s’agit là d’une première étape préliminaire et volontaire vers la réglementation RDE qui entrera en vigueur en septembre 2017.